Quand aimer les animaux ne suffit pas
Réfléchir aux indications en zoothérapie
« Il adore les animaux. » C’est souvent une des premières choses qu’on me dit. Un parent m’appelle pour son enfant. Une éducatrice spécialisée me parle d’un jeune qu’elle accompagne. Une intervenante en santé mentale cherche une nouvelle porte d’entrée avec une personne qui participe peu aux autres activités.
Et rapidement, cette phrase arrive :
« Il adore les animaux. Je pense vraiment que la zoothérapie lui ferait du bien. » Je comprends très bien le raisonnement.
Quand une personne aime les animaux, on imagine facilement qu’elle sera heureuse de rencontrer le chien, le lapin ou la tourterelle. On anticipe déjà son sourire. On se dit que sa motivation sera plus grande, que le contact sera plus facile, que la relation va s’installer naturellement. Cet intérêt constitue certainement une information pertinente. Il nous renseigne sur les préférences de la personne. Il peut faciliter son engagement. Il peut aussi nous indiquer qu’un animal représente pour elle quelque chose de familier, de sécurisant ou de significatif. Mais cet intérêt ne suffit pas pour conclure que la zoothérapie représente l’intervention la plus juste, c’est là que le travail clinique commence.
Parce qu’en zoothérapie, mon rôle consiste à aller beaucoup plus loin que la question : « Est-ce que cette personne aime les animaux? » Je dois plutôt me demander : qu’est-ce que la présence d’un animal va réellement permettre d’observer, de travailler ou de transformer dans cette situation précise? Pourquoi ajouter un partenaire animalier ici? Pourquoi cet animal-là? Avec quels objectifs? Dans quelles conditions? Et surtout, est-ce que la relation avec le vivant soutient réellement la personne, son plan d’intervention et son évolution? Aimer les animaux ouvre parfois une porte…Encore faut-il savoir où cette porte mène.
L’enthousiasme nous donne déjà beaucoup d’informations
Prenons l’exemple d’un enfant qui entre dans la salle et voit le chien. Il s’exclame. Il court vers lui. Il veut immédiatement le toucher, l’embrasser, le prendre dans ses bras, lui donner une gâterie, lancer une balle, tenir sa laisse. Il est heureux. Il est très motivé. Et, pour moi, l’intervention a déjà commencé. Je regarde ce qu’il fait avec cet enthousiasme. Arrive-t-il à attendre quelques secondes avant d’approcher? Entend-il la consigne qui lui est donnée? Remarque-t-il que le chien tourne la tête? Observe-t-il le corps de l’animal? Est-il capable d’ajuster son geste? Peut-il accepter que le chien choisisse de rester plus loin? Que se passe-t-il lorsque l’animal ne répond pas immédiatement à sa demande? Comment réagit-il si un autre enfant reçoit l’attention du chien? Son amour des animaux devient alors une situation très riche.
Il peut révéler de l’impulsivité, une difficulté à décoder les limites, un grand besoin de contrôle, une faible tolérance à l’attente ou une difficulté à considérer le rythme d’un autre être vivant.
Il peut aussi révéler de magnifiques forces : une grande sensibilité, une capacité d’observation fine, de la douceur, une curiosité soutenue, une excellente mémoire des détails, une envie de prendre soin ou une capacité spontanée à s’ajuster.
Tout cela m’intéresse.
L’enthousiasme représente donc un point de départ. Il nous donne accès à une personne en action, dans une situation qui compte réellement pour elle.
Et c’est justement parce que cette situation compte qu’elle peut faire apparaître des choses qu’une consigne plus abstraite ferait moins facilement émerger. Un jeune peut très bien réciter les règles de respect envers les animaux.
« On approche doucement. » « On demande la permission. » « On respecte son espace. » Puis, au moment où le chien arrive, l’émotion prend toute la place. Le corps part avant la pensée. La règle connue devient beaucoup plus difficile à mobiliser. Voilà une observation clinique importante. Connaître une règle et réussir à l’appliquer dans une situation chargée émotionnellement représentent deux réalités différentes. La zoothérapie nous permet souvent de travailler précisément dans cet espace-là.
Une préférence personnelle et une indication clinique, ce sont deux choses différentes
Une préférence nous dit ce que la personne aime. Une indication clinique nous aide à déterminer pourquoi une approche peut être pertinente pour elle. Pour établir une indication, je dois connaître la personne, son fonctionnement, ses besoins, ses capacités, son contexte, ses objectifs et ses vulnérabilités. Je dois également connaître les animaux avec lesquels je travaille. Un chien peut offrir une présence très mobile, interactive et expressive. Un lapin invite souvent à ralentir, à observer et à moduler les gestes. Une tourterelle demande une approche complètement différente du corps, de l’espace et du mouvement. Une poule peut susciter le rire, la surprise, l’anticipation, parfois même une certaine hésitation. Chaque animal crée un environnement relationnel et sensoriel particulier. Chaque personne réagit aussi à cet environnement d’une façon qui lui appartient. Le choix repose donc sur un accordage. Quel animal, pour quelle personne, avec quel objectif, à ce moment précis de son parcours?
Une personne très attirée par les animaux peut profiter énormément de la zoothérapie. Cette motivation peut nous aider à établir une première alliance, soutenir la participation ou créer une expérience suffisamment signifiante pour travailler certains objectifs, pour une autre personne, cet intérêt peut devenir envahissant. L’animal occupe alors tout l’espace. La personne cherche constamment à le toucher. Elle parle uniquement de lui. Elle tolère difficilement les moments où l’intervenante reprend la parole. Elle utilise la présence animale pour éviter une tâche, une émotion ou une relation humaine plus exigeante. Dans ce cas, la question devient différente; est-ce que l’animal facilite le travail thérapeutique? Est-ce qu’il devient une manière d’éviter ce travail? Cette distinction demande beaucoup de finesse. Parce qu’une séance peut sembler extraordinaire de l’extérieur; la personne sourit, elle participe, elle caresse le chien, elle veut revenir la semaine suivante…Tout le monde est heureux !
Pourtant, les objectifs prévus avancent peu. La relation avec l’intervenante demeure très limitée. La personne refuse toute activité qui éloigne momentanément l’animal. Elle quitte la rencontre frustrée dès que le chien prend une pause. Le plaisir était réel. L’engagement aussi, mais le rôle clinique de l’animal doit encore être questionné.
La zoothérapie vise beaucoup plus qu’un beau moment
Je tiens à dire quelque chose d’important : passer un beau moment possède une valeur. Le plaisir, le rire, la curiosité et l’émerveillement ont leur place dans nos interventions. Ils peuvent diminuer la tension, soutenir l’alliance, raviver l’intérêt ou offrir une expérience positive à une personne qui vit énormément de difficultés. Je n’oppose jamais le plaisir au sérieux clinique, vous le savez bien ! Le plaisir peut devenir un levier extrêmement puissant mais il faut savoir ce qu’on en fait. Dans une prise en charge en zoothérapie, nous poursuivons des objectifs précis, nous observons, nous documentons, nous ajustons nos activités, nous collaborons avec l’équipe-école, les familles ou les professionnels déjà présents autour de la personne. La rencontre agréable prend alors place dans une démarche plus large. Par exemple, un enfant peut vivre beaucoup de plaisir à préparer un parcours pour le chien, pendant ce temps, je peux travailler la planification, l’organisation, la flexibilité cognitive, la tolérance à l’erreur, la communication ou la collaboration.
Une personne âgée peut prendre plaisir à brosser un animal, cette activité peut soutenir la réminiscence, l’attention, la motricité, la conversation ou l’engagement relationnel. Une adulte en santé mentale peut rire en observant une poule explorer le matériel, ce moment peut ouvrir une participation au groupe, susciter un commentaire spontané ou rendre la présence des autres plus tolérable. Le plaisir constitue alors une voie d’accès, il crée du mouvement et nous gardons toujours en tête la direction clinique de ce mouvement.
Ce que l’animal permet d’observer
Une des grandes forces de la zoothérapie réside dans la qualité des situations qu’elle crée. Un animal vivant réagit, il se déplace, il s’arrête, il détourne la tête, il s’approche, il refuse parfois, il modifie le plan. Il nous oblige à tenir compte de ce qui se passe maintenant. Cette imprévisibilité légère rend l’intervention profondément vivante. Elle peut faire émerger plusieurs dimensions du fonctionnement d’une personne :
· sa capacité à attendre;
· sa façon de demander;
· sa réaction devant un refus;
· son niveau de tolérance à l’incertitude;
· sa manière de gérer la frustration;
· sa capacité à modifier une stratégie;
· son attention aux signaux non verbaux;
· sa tendance à contrôler;
· sa capacité à demander de l’aide;
· sa façon d’entrer en relation;
· sa capacité à se préoccuper des besoins d’un autre;
· son rapport à la proximité et à la distance;
· sa réaction quand elle est choisie ou quand elle ne l’est pas.
Imaginons qu’un chien choisisse de s’asseoir près d’une autre personne dans le groupe. Pour certains participants, ce petit déplacement passe presque inaperçu. Pour d’autres, il provoque immédiatement une réaction :
« Il ne m’aime pas. »
« Il préfère toujours les autres. »
« Je savais qu’il ne viendrait pas vers moi. »
Voilà un matériel clinique extrêmement riche !!! Le comportement observable est simple : le chien s’est déplacé. L’histoire que la personne raconte à propos de ce déplacement nous donne accès à tout autre chose. Attribution, sentiment de rejet, comparaison, besoin d’exclusivité, interprétation rapide, peur de ne pas être choisie. Mon travail consiste alors à accompagner ce qui émerge sans transformer le comportement du chien en vérité psychologique. Je garde les pieds sur terre. Le chien peut s’être déplacé parce qu’il cherchait un espace plus frais, parce qu’un bruit l’a attiré ou parce qu’il avait envie de changer de position. L’interprétation de la personne demeure importante, car elle nous parle d’elle. Cette nuance fait partie de la rigueur en zoothérapie.
Quand l’amour des animaux devient un enjeu dans l’intervention
Certaines personnes aiment tellement les animaux qu’elles veulent tout faire pour eux. Elles apportent des gâteries, elles souhaitent les prendre constamment (!!) elles veulent les protéger, les nourrir, les garder près d’elles. Cette intensité peut être très touchante mais elle peut aussi soulever plusieurs enjeux. Une personne peut vouloir offrir constamment de la nourriture au chien malgré les limites établies. Elle peut éprouver beaucoup de difficulté lorsque l’animal doit quitter. Elle peut refuser qu’un autre participant interagisse avec lui. Elle peut rechercher une proximité physique que l’animal tolère difficilement. Elle peut aussi interpréter toute distance comme un rejet.
Nous travaillons alors le respect des limites, la réciprocité, le consentement, l’attente, la séparation ou le partage de l’attention. L’animal devient un partenaire autour duquel ces enjeux peuvent être observés de manière très concrète. Mais cette possibilité thérapeutique exige un cadre solide. Le bien-être de l’animal passe avant la réussite de notre activité. Si la personne dépasse constamment ses limites malgré l’accompagnement, l’intervention doit être repensée. Parfois, nous modifions l’animal partenaire, parfois, nous travaillons davantage à distance, parfois, nous utilisons des observations, des photos, des objets symboliques ou des activités préparatoires et parfois, nous choisissons une autre approche thérapeutique. Cette décision ne constitue jamais un échec elle témoigne d’un jugement clinique responsable.
Certaines situations demandent une prudence particulière
L’évaluation avant une prise en charge sert également à repérer les situations qui peuvent compliquer ou fragiliser l’intervention. Une peur importante des animaux mérite d’être considérée avec soin. La zoothérapie peut parfois accompagner progressivement une personne qui souhaite travailler cette peur, à condition que cet objectif soit clair, que le rythme soit respecté et que la personne participe volontairement à la démarche. Une allergie, une condition médicale, une hypersensibilité sensorielle ou une difficulté importante à gérer les mouvements imprévisibles doivent aussi être prises en compte. Même chose pour certaines expériences traumatiques liées aux animaux.
Une personne peut dire qu’elle aime les chiens tout en ayant vécu une morsure, une perte marquante ou une relation très intense avec un animal décédé. La rencontre peut alors faire remonter beaucoup plus que prévu. Je pense aussi aux personnes qui présentent une impulsivité très élevée ou des gestes brusques difficiles à contrôler. Cela n’exclut pas automatiquement la zoothérapie. Cela nous oblige à réfléchir au cadre, au type d’animal, à la distance, au soutien nécessaire et aux étapes préparatoires. Un animal très mobile peut augmenter l’activation, un animal plus calme peut aider à ralentir, mais seulement si la personne arrive à percevoir et respecter ses signaux. Le choix doit toujours tenir compte des deux partenaires; la personne accompagnée mérite une intervention adaptée. L’animal mérite une situation dans laquelle il peut demeurer confortable, libre de ses mouvements et capable de se retirer.
Le consentement de l’animal fait partie de l’indication
Quand on réfléchit à une indication en zoothérapie, on pense souvent aux besoins humains, je veux ajouter une autre question : Est-ce que cet animal peut participer à cette intervention dans de bonnes conditions? Chaque animal possède ses forces, ses préférences, ses seuils et ses limites. Un chien peut être très à l’aise avec un adulte calme et beaucoup plus vulnérable dans un groupe d’enfants bruyants, un lapin peut apprécier certaines manipulations et montrer rapidement des signes de tension dans une situation trop stimulante, une tourterelle peut créer un moment magnifique avec une personne capable de ralentir ses mouvements. Elle peut vivre une grande insécurité devant des gestes rapides et imprévisibles.
Une bonne indication doit donc réunir plusieurs conditions :
· les besoins de la personne;
· les objectifs thérapeutiques;
· les capacités de l’intervenante;
· les caractéristiques du milieu;
· le profil de l’animal;
· la sécurité physique et émotionnelle de chacun.
Lorsque ces éléments s’accordent, la rencontre peut devenir extrêmement porteuse ! Mais lorsque l’un d’eux demeure fragile, l’intervention exige des ajustements. Le consentement animal se lit dans les comportements. L’animal choisit-il de rester? Peut-il s’éloigner? Son corps demeure-t-il souple? Recherche-t-il l’interaction? Montre-t-il des signes de stress? Récupère-t-il facilement après la rencontre? Ces observations font partie intégrante du travail de la zoothérapeute. Un animal obéissant peut rester dans une situation inconfortable parce qu’il a appris à répondre aux consignes. L’obéissance ne nous renseigne pas sur son bien-être. Je m’intéresse donc à ce qui se passe au-delà de la consigne, ee regarde les choix spontanés, les déplacements, les pauses, le rythme, les détournements de tête, la tension corporelle et les comportements de recherche de distance. La qualité clinique de l’intervention dépend aussi de cette lecture mais surtout la qualité de la confiance établie auprès de son partenaire animalier !
L’importance de travailler avec l’équipe
Une indication en zoothérapie se réfléchit rarement seule. En milieu scolaire, l’enseignante, l’éducatrice spécialisée, la psychoéducatrice, l’orthophoniste ou l’ergothérapeute possèdent déjà une connaissance précieuse de l’enfant, dans les milieux de santé, les infirmières, psychologues, travailleuses sociales, éducatrices et autres professionnels peuvent nous aider à comprendre son parcours, ses réactions, ses objectifs et ses besoins. Cette collaboration évite de bâtir une intervention parallèle. (D’ailleurs je vous invite à consulter notre formation CIP dans la boutique !!) Elle nous permet de nous inscrire dans une démarche cohérente. Si l’objectif concerne l’impulsivité, je veux savoir comment elle se manifeste dans les autres contextes. Si nous travaillons la communication, je veux comprendre ce qui est déjà observé en orthophonie, en classe ou à la maison. Si la personne présente une grande difficulté à tolérer le refus, je veux savoir comment elle réagit ailleurs et quelles stratégies sont déjà utilisées. La zoothérapie peut ensuite offrir une situation différente pour reprendre ces objectifs. Elle crée un autre contexte, souvent très motivant, dans lequel les habiletés peuvent être observées et expérimentées. Puis vient la question du transfert !! Ce que la personne réussit avec l’animal peut-il progressivement être repris dans d’autres espaces de sa vie? L’enfant attend son tour pour donner une consigne au chien, arrive-t-il ensuite à attendre dans un jeu avec un pair? La personne ajuste son geste en observant le lapin, peut-elle commencer à mieux tenir compte des signaux d’une autre personne? L’adolescente tolère que le chien s’éloigne, peut-elle explorer ce que cette expérience fait remonter dans ses autres relations? Le travail interprofessionnel permet justement de suivre ces ponts.
Une intervention peut être pertinente même sans contact direct
Certaines personnes associent spontanément la zoothérapie au toucher, on imagine les caresses, le brossage, la proximité physique. Pourtant, une personne peut bénéficier d’une intervention sans toucher l’animal. Elle peut l’observer, elle peut anticiper ses réactions, elle peut choisir le matériel, elle peut raconter ce qu’elle croit comprendre de ses comportements, elle peut travailler à distance, organiser son espace ou participer à une activité où l’animal demeure libre de s’approcher. Une personne qui garde ses distances peut déjà travailler énormément de choses :
la confiance, le contrôle, la prise de décision, l’attention, la communication non verbale, la tolérance à l’incertitude, l’anticipation ou la mise en mots de ses sensations. Le contact physique représente une possibilité parmi plusieurs. Une indication pertinente repose sur la qualité de l’expérience thérapeutique, et non sur la quantité de caresses échangées.
Savoir choisir la zoothérapie, et savoir choisir autrement
Je crois profondément à la zoothérapie. J’y consacre ma vie professionnelle depuis presque 20 ans !! J’ai vu des rencontres ouvrir des chemins extraordinaires, j’ai vu des enfants participer pour la première fois, des adultes reprendre contact avec leurs émotions, des personnes âgées retrouver un souvenir, une chanson, un geste. J’ai vu des animaux créer un déplacement dans une intervention qui semblait complètement figée. Cette conviction s’accompagne d’une responsabilité. Je veux choisir la zoothérapie lorsqu’elle possède une réelle pertinence. Je veux aussi savoir reconnaître les moments où une autre approche servira mieux la personne. Notre crédibilité professionnelle se construit dans cette capacité de discernement. Une zoothérapeute compétente ne cherche pas à placer un animal partout. Elle sait expliquer pourquoi il est là, elle sait ce qu’elle observe, elle connaît ses objectifs, elle protège les limites de son partenaire animal, elle collabore avec les autres professionnels, elle documente l’évolution, elle ajuste son intervention, et elle accepte de changer de direction lorsque la situation le demande.
Alors, est-ce qu’aimer les animaux compte?
Oui.
Cela compte.
Cet intérêt peut soutenir la motivation, faciliter la rencontre et ouvrir une relation très significative. Mais la question clinique commence après. Qu’est-ce que la personne fait de cette rencontre? Comment entre-t-elle en relation avec un être vivant qui possède son propre rythme? Comment réagit-elle devant les limites, l’attente, l’imprévisibilité et la réciprocité? Qu’est-ce que l’animal nous permet d’observer que nous verrions moins facilement autrement? Et comment cette expérience s’inscrit-elle dans les objectifs plus larges de la personne?
Voilà les questions qui m’intéressent.
Parce que la zoothérapie prend tout son sens lorsque l’animal occupe une place réfléchie, cohérente et respectueuse dans l’intervention.
Aimer les animaux peut nous amener jusqu’à la porte.
Notre travail consiste ensuite à déterminer si cette porte représente réellement le bon passage.
Zoothérapeutiquement votre,
Audrey Desrosiers