zoothérapie ergothérapie

Au coeur de la profession de zoothérapeute

La zoothérapie existe depuis des décennies, mais elle demeure tout de même une approche méconnue. Plusieurs mythes continuent d’être véhiculés sur le sujet. Par exemple, certaines personnes pensent qu’il ne s’agit pas d’une intervention structurée et que la zoothérapie n’a pas fait ses preuves!


Or, contrairement à la croyance populaire, la zoothérapie ne correspond pas à des visites animalières. En effet, la zoothérapie va beaucoup plus loin que le simple fait d’amener un animal dans un foyer pour personnes âgées. En zoothérapie, notamment lorsque l’on parle de thérapie assistée par l’animal (TAA), il existe un cadre d’intervention. L’intervention doit être planifiée et elle nécessite une implantation rigoureuse mise en place avec les professionnels du milieu. Le professionnel formé en zoothérapie suivra un processus d’intervention et devra respecter des étapes précises.


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Tout d’abord, il recueillera des données, par exemple par le biais d’entrevues ou d’observations afin de cerner les forces, les limites et les besoins du client. Suite à cette cueillette de données, il établira un bilan biopsychosocial du client. C’est d’ailleurs grâce à cette analyse qu’il planifiera l’intervention et qu’il ciblera un but et des objectifs d’intervention. Conséquemment, il réalisera, avec la collaboration de l’animal sélectionné, l’intervention auprès du client.


Finalement, il évaluera les résultats de cette intervention. Il est également important de mentionner que chacune des étapes du processus d’intervention est documentée. Bref, l’intervention détient une visée thérapeutique et nécessite un travail laborieux et planifié qui correspond à une intervention structurée.

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Concernant les recherches scientifiques sur la zoothérapie, il est vrai qu’il en existe peu et que celles-ci sont plutôt récentes. Cependant, plusieurs recherches, notamment les recherches cliniques, soulignent les bienfaits des animaux chez les humains. Par exemple, pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, les recherches démontrent des bienfaits sur le plan social et sur le plan cognitif. Ainsi, les chercheurs remarquent que l’animal facilite le langage non verbal auprès de cette clientèle. Par exemple, les chercheurs notent qu’il y a augmentation des regards, des contacts tactiles, de la fréquence et de la durée des sourires, etc.

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De plus, on remarque que les animaux sont associés à une notion d’éveil et de souvenirs chez cette clientèle. Conséquemment, ces souvenirs seront en lien avec la mémoire ancienne et cette mémoire, dite réactive, aura des répercussions positives au plan cognitif. Bref, ce ne sont que quelques exemples des bienfaits des animaux en contexte d’intervention, mais de multiples effets tant au point de vue biologique, psychologique ou social sont remarqués, et ce, pour différentes clientèles.


Et que se passe-t-il lors d’une intervention de zoothérapie?

Tout d’abord, l’intervenant va planifier une intervention qui tient compte des besoins du client. L’animal, lui, sera un partenaire lors de l’intervention. Par exemple, lorsque l’on travaille les habiletés sociales d’un enfant ayant un trouble envahissant du développement (TED), l’animal va venir encourager les apprentissages du jeune. Les interventions en zoothérapie sont souvent simples et concrètes. Ainsi, dans le cas de l’enfant ayant un TED, un objectif pourrait être que l’enfant salue deux personnes lors de sa marche de 15 minutes avec le chien, dans le parc. C’est une activité qui est simple, mais qui prend tout son sens dans l’intervention et qui permet à l’enfant de travailler ses habiletés sociales de façon amusante. Il est également important de mentionner que les interventions s’effectuent sur une fréquence prédéterminée.

En effet, il est essentiel d’avoir un certain suivi de l’intervention afin de faciliter l’atteinte des objectifs thérapeutiques. Bref, les interventions doivent être significatives pour le client, elles doivent faire sens pour lui. Elles sont également toujours en lien avec l’objectif ciblé. Par exemple, pour pratiquer la motricité fine d’un enfant, l’intervenant pourrait demander à l’enfant de nourrir le chien, d’attacher son collier, de lui lancer un os, etc. Même les plus petites stratégies peuvent avoir de grandes répercussions dans le développement de la personne.


Est-ce que l’intervenant documente ses interventions?

Oui, assurément, il est essentiel que les étapes du processus d’intervention soient documentées pour assurer un suivi adéquat de la personne en besoin et lui fournir une aide significative. D’ailleurs, pour que le professionnel puisse établir un plan de service individualisé ainsi qu’un plan d’intervention pour la personne en besoin, il devra tenir compte et analyser des données recueillies auprès de la famille, des aidants naturels, du médecin, du spécialiste, de l’éducateur ou de toute autre personne entourant le client. Mais ça ne s’arrête pas là!

Comme il a été mentionné précédemment, les observations de l’intervenant faites au cours des séances de zoothérapie seront aussi documentées dans un rapport d’intervention. Ce rapport inclura également la planification de l’intervention et relatera les actions réalisées lors des séances de zoothérapie. Les réussites obtenues, les difficultés rencontrées et les résultats des activités proposées seront aussi comptabilisés. Finalement, ces données permettront d’évaluer les résultats d’intervention qui seront inscrits au dossier et de valider le plan d’intervention et la planification des interventions de la personne en besoin.


Existe-t-il uniquement des professionnels formés en zoothérapie?

Non, puisqu’il y a également des individus formés en zoothérapie, mais qui, de par leur profil d’intervenant, ne font pas partie d’un ordre professionnel et ne sont pas identifiés comme professionnel ou paraprofessionnel. Ces intervenants en zoothérapie n’établiront pas le plan d’intervention en soi, mais ils pourraient collaborer avec l’équipe multidisciplinaire de façon à adapter les objectifs d’intervention. L’intervenant en zoothérapie planifiera son intervention en intégrant son partenaire animalier et en tenant compte des besoins du client. Il réalisera les activités assistées par l’animal.


Avec qui collabore le zoothérapeute alors?

Le zoothérapeute peut effectivement travailler au sein d'une équipe multidisciplinaire. Il collabore alors avec les professionnels ou les paraprofessionnels tels que psychologue, ergothérapeute, psychoéducateur, travailleur social, orthopédagogue, éducateur spécialisé, etc. Il travaille avec l'animal sélectionné bien sûr, et tous les intervenants liés à son bien-être. On parle ici entre autres du vétérinaire, du gardien de l’animal, de l’éducateur animalier, etc.

« L’animal, lui, sera un partenaire lors de l’intervention. » « L’animal en zoothérapie est évalué au préalable, puis sélectionné en fonction de l’intervention à réaliser en considérant les besoins spécifiques du client. » Enfin, il consultera d’autres partenaires tels que la famille, les aidants naturels ou les proches signifiants selon l'âge et les besoins du client.


Mais y a-t-il des risques de blessures ou de transmission de maladies?

En premier lieu, rappelons que l’intervenant en zoothérapie formé possède les compétences requises non seulement en relation d’aide, mais également en comportement animal. Il saura aussi gérer l’environnement où l’intervention aura lieu de façon à rendre sa pratique sécuritaire et sécurisante pour son client en présence de son partenaire animal. Cela signifie entre autres que le zoothérapeute saura reconnaître les signes de stress et comprendre l’animal pour ainsi prédire ses comportements et, au besoin, le retirer de l’intervention. Il est aussi très important de mentionner que l’animal en zoothérapie est évalué au préalable, puis sélectionné en fonction de l’intervention à réaliser en considérant les besoins spécifiques du client.

Dans ce contexte, les animaux démontrant des comportements à risque sont éliminés de la pratique de la zoothérapie. L’intervenant en zoothérapie a aussi le devoir de s’assurer que cet animal sélectionné soit suivi de façon régulière par un vétérinaire et que tous les moyens servant à prévenir les zoonoses soient mis en place. Cela inclut la vaccination de l’animal, un bilan annuel, etc. Il faut aussi comprendre que toutes les maladies ne sont pas des zoonoses, c’est-à- dire une maladie transmissible entre espèces différentes. Il est important de faire cette distinction, et aussi de rappeler que d’autres maladies propres à l’humain sont à surveiller puisqu’elles pourraient être transmises du fait que l’animal sera possiblement en contact avec plus d’une personne en besoin le même jour.

Ainsi, le zoothérapeute, dans sa pratique professionnelle, devra également veiller à l’hygiène du client en lui demandant, par exemple, de se laver les mains. Il devra également faire en sorte d’éviter tout contact de l’animal avec une personne ayant par exemple une grippe, une conjonctivite ou une gastroentérite. Par de tels moyens, les risques liés aux blessures et à la transmission de maladies sont véritablement minimes et il n’y a pas lieu que la personne en besoin s’inquiète à ce sujet.


Afin de faire preuve de professionnalisme, quelles sont les compétences à développer pour être un zoothérapeute accompli?

Dans un premier temps, un zoothérapeute doit faire preuve de sensibilité, démontrer de bonnes capacités d’observation tout en étant respectueux, discret et bienveillant. Il doit également avoir la capacité de reconnaître son rôle au sein de la dynamique intervenant-client-animal ainsi que ses habiletés et ses limites. À cela s’ajoutent des compétences particulières.

Celles-ci sont développées à partir d’une connaissance approfondie de la zoothérapie et de ses éléments connexes, à partir d’un savoir-faire éprouvé et d’un savoir-être dénotant une attitude empathique, une bonne capacité d’écoute et de discernement. Les compétences que l’intervenant en zoothérapie doit développer ne se limitent pas qu’à l’intervention. Elles incluent également la promotion de la zoothérapie, la gestion de risque, la capacité de transiger avec divers partenaires, le comportement animalier et bien d’autres encore.



Source: Tous ces textes sont tirés de La zoothérapie, sous tous ses poils, dont les auteurs sont Marie-Ève Bernier, Nathalie Beaudin, Maryse Perreault, Joannie Bouliane-Blais, Caroline Charron-Laporte, 2011 – Tous droits réservés ©

Comment micro-graduer nos objectifs d'interventions et quelques idées

Comment micro-graduer nos objectifs d'intervention et quelques idées! 

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Suite aux évaluations d'orthophonie, en ergothérapie ou de neuro-psychiatre, il nous revient de proposer la prise en charge thérapeutique en zoothérapie sur le long terme, basée sur les résultats et recommandations des autres professionnels. L'atteinte des buts sur le long terme est bien souvent assez évidente à concevoir. Cependant, micro-graduer ces grands objectifs est parfois chose moins aisée.

Je propose de vous donner quelques exemples de micro-graduation de grands objectifs, pour vous assurer que votre patient est en situation de réussite, que chaque étape respectera le niveau de difficulté attendu, que les compétences pré-requises nécessaires à l'atteinte des objectifs sont acquises, puis cela vous permettra d'amener votre patient à l'atteinte du grand objectif sélectionné. 

 

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Enfant de 4 ans et demi, objectif : augmenter le nombre de mots du vocabulaire et allonger les phrases. 

Vous devez savoir qu'un enfant de cet âge devrait (en moyenne) avoir un vocabulaire d'environ 2000 mots et en général, savoir faire des phrases à 5-6 mots.  Vous pouvez donc vous attendre à avoir devant vous un enfant dont les phrases sont plus courtes et dont les même mots sont souvent ré-utilisés, avec un nombre assez pauvre de qualificatifs. Il vous faudra d'abord valider le nombre de mots que contiennent ses phrases courantes, en spontané. 

De simples activités de routines vous permettent aisément de vérifier le tout. Aidés de support visuel, en bout de parcours (par exemple à la sortir du tunnel avec le chien), faites piger un picto dans le sac à dos du chien.

Une belle pomme rouge dans une boite bleue.

Demandez à l'enfant de vous décrire ce qu'il voit. Réponse : une pomme rouge ou une pomme et une boite.

En demandant d'ajouter plus de détails (et en donnant un exemple verbal de ce qui est attendu), ici par exemple : une pomme rouge, petite, dans une grosse boite bleue (ok, ça fait beaucoup là!). Pour chaque ajout de qualificatif, l'enfant pourra lancer la balle au chien ou ajouter le nombre de gâteries à donner selon le nombre de réponses données. Stimulante et amusante, cette méthode fonctionne très rapidement. 

Également, si la connaissance de ces mots est peut-être en cause, vous pouvez suggérer quelques réponses possibles et l'enfant choisit celle qu'il préfère. Sachez que pour cette âge, il est normal que les mots avec gr, tr, pl, cl (contraction de consonnes) soient encore difficiles. Concentrez-vous sur l'objectif qui est ici d’augmenter le vocabulaire et le nombre de mots dans les phrases. Vous devrez peut-être valider ses connaissances des concepts comme petit/grand, rond, long, les couleurs, les formes, etc. Ce sont des connaissances essentielles à acquérir avant de jouer avec elles dans des phrases. 

Autre truc qui fonctionne hyper bien : donner en visuel le nombre de réponses attendues des descriptions à faire. Je m'explique…

 

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Le picto choisi va dans l'encadré au haut du carton. Toujours mon exemple de pomme rouge dans une boite bleue. Les ronds noirs sont le nombre de réponses demandées pour la construction de la phrase. L'enfant pousse/touche chaque rond noir lorsqu'il dit les mots de sa phrase, ou encore y dépose une gâterie pour l'animal présent (ou un morceau de salade, etc). J'ai fait imprimer ce carton en hyper grand et je l’ai collé au mur ; ça rend le tout encore plus ludique et ça permet de bouger encore plus.  

En micro-graduant avec les concepts dedans/dessus, gros/petit vous vous assurez que l'enfant maîtrise bien ces notions pour les utiliser ensuite dans des phrases plus longues, et en augmentant le nombre de réponses attendues dans la phrase à construire, vous vous assurez que l'enfant augmente la longueur de ses phrases en devant utiliser plus de mots de vocabulaire. En variant les pictos, en ajoutant des images/objets inconnus, l'enfant développera de nouveaux mots. 

 

 

 

 

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Enfant avec une trisomie 21, objectifs :  motricité globale et fine

Parce que les enfants atteints d'une trisomie ont souvent de gros défis liés à la motricité globale et fine (souvent les mains et les doigts plus courts), il n'est pas rare de les voir arriver avec ces objectifs travaillés en ergothérapie. Il sera intéressant de poursuivre ces objectifs en zoothérapie. Bien que la plupart de nos interventions travaillent d'hors et déjà la motricité globale, une attention particulière devra être portée pour la trisomie 21. Reportez-vous à l'évaluation d'ergothérapie pour savoir où se situe l'enfant dans son développement, pour bien cibler ou amorcer le travail selon ses capacités actuelles et selon ce que l'ergothérapeute a jugé prioritaire au dossier. 

Il sera important de porter une grande attention à la sécurité de l'enfant, tant dans les manipulations des animaux que lors des parcours, puisqu'ils ont une diminution importante dans leur traitement sensoriel à leur environnement, ce qui peut les mettre en situations de danger ou de maladresse importantes. Gardez en tête lors de vos planifications d'intervention, que chaque activité doit inclure du sensoriel, du moteur et du développement cognitif. 

 

Parcours multi-multi

Ce n'est pas tous les zoothérapeutes qui possèdent ce genre de matériel, mais si vous désirez vous orienter vers cette clientèle, il sera nécessaire, à mon humble avis. Je vous présente quelques outils que j'intègre dans mon parcours multi-multi et leur usage. 

 

 

Coquilles d'équilibre Bilibo, les pierres de rivière, le hérisson d'équilibre, différents élastiques de résistance, différentes plaques tactiles, petits et grands tunnels avec couleurs et textures différentes, trampoline, grosse pince pour ramasser des balles ou autres objets, etc. 

 

Entre chaque étape du parcours, je demande à l'enfant (qui est aidé par des images) soit de produire ou de reproduire un son, d'imiter un mouvement, de pairer deux images qui ont un lien entre elles, de faire X nombre de sauts, plus loin, de faire des sauts sur un seul pied, ou de se faire tourner dans la coquille d'équilibre X nombre de fois.

Les grosses pinces, souvent en forme d'animaux, permettent de renforcer les muscles des mains et du pouce, et rend le transport de balles ou d'objets plus ludique. Peu importe l'animal choisi, vous trouverez comment l'intégrer dans ce genre de parcours. Je mets également parfois un court extrait de musique pendant lequel l’enfant va faire des bisous au lapin qui, pendant le temps de notre parcours au sol, fait lui aussi son parcours sur la table ou en parallèle. 

Ou parfois c'est le lapin qui, faisant son propre parcours, nous indique par quelle étape commencer. Bien entendu, vous devez avoir désensibilisé votre chien avant de lui faire faire ce genre de parcours. J'aime également intégrer quelques instruments de musique dans un bac lors d'une des étapes, et rouler des dés pour savoir combien de coups de tambour il faut donner avant de passer à la prochaine étape. X coups de tambour ; X caresses au chien pour l'encourager à poursuivre lui aussi. 

 

Lorsque vous devez graduer ce genre de parcours, pensez à commencer par une seule de ces sections, à bien présenter ce que l'objet du parcours peut offrir comme possibilités. Laissez l'enfant explorer avec l'objet également, vous pourriez être surpris de leur grande créativité. Conseil : assurez-vous que les objets tiennent bien en place, selon l'âge du petit. Ils auront tendance à voler de part et d'autres si vous ne vous en êtes pas assuré auparavant. Toujours penser à la sécurité de votre animal. 

Ensuite, lorsque les apprentissages des diverses étapes du parcours multi-multi seront acquis, il sera possible de permettre à l'enfant de choisir lui-même l'ordre du parcours, ou quelle partie il souhaite faire en activité récompense. Les tableaux de communication s'y prêtent également très bien, les ergothérapeutes ayant déjà mis les pictos de bon nombre de ce genre d'activités.  

Comme ce genre de parcours est exigeant pour l'enfant, au départ, pensez à mettre des défis que l'enfant pourra aisément réaliser entre les sections du parcours. Lorsque vous augmentez la difficulté des défis à faire, pensez à garder le parcours connu. Lorsque les défis seront plus faciles pour lui, vous pourrez augmenter la demande sensorielle et motrice du parcours. 

 

 

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Jeune, 9 ans, objectifs : organisation spatiale, consignes complexes et compétences visuelles perceptuelles

Des images de chat sont installées au mur, nous intervenons avec Mimi mon chat. Des images telles que : Mimi à la fenêtre, sur son tapis, avec son jouet de souris et avec un bébé chat toutou. Des objets connus du jeune, il les a déjà vus en intervention. 

Ces images sont grand format et collées au mur, et l’enfant, aidé d'un pointeur, devra les pointer dans l'ordre de la séquence que je lui demande. 

Les séquences/défis sont représentés comme suit, voir l'image. 

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En sautant sur le mini trampoline, il doit mémoriser la séquence visuelle demandée, retenir ce qui vient en  #1, en #2, etc. Il devra les pointer dans le bon ordre. Le chat devra écouter et taper l'image pointée. Je m'assure de gérer le clicker pour indiquer à Mimi que c'est ce que je demandais (le jeune en a déjà plein son assiette avec cela!). 

Comme ce défi représente beaucoup de travail en une exécution, pensez à le faire sans le trampoline au départ. Vous pourrez l'ajouter lorsque le jeune aura maîtrisé l'étape précédente. Également, 4 étapes, c’est très complexe… essayez avec 2 au début. Faites plusieurs mélanges d'images. 

 

Le jeune doit développer une méthode de balayage visuel pour parvenir à être efficace et ordonné dans sa recherche visuelle de réponses. Essentielle en scolaire. Développez également la discrimination visuelle. Donnez-lui une méthode simple, toujours faire un tour complet sur soi, de sorte à voir tous les murs pour s'assurer de voir toutes les images collées au mur. 

Être capable de suivre des consignes verbales complexes, pour le diriger dans son organisation spatiale, peut également être un grand défi. Si vous donnez comme consigne de pointer en séquence (comme l'image et exemple précédents), ne donnez pas de consignes verbales en plus!  Cela rendrait le défi trop difficile. C'est un défi complexe de séquence ou un défi complexe en verbal, pas les deux, ou du moins, pas au début. 

 

Pour la mémoire séquentielle, vous pouvez observer longuement les images que vous collerez au mur, les poser en ordre sur la table ou au sol, et le jeune doit les mémoriser, de sorte que si vous en retirez une, il saura s'il s'agit du chat à la fenêtre ou du chat avec son toutou. Il sera plus facile par la suite, une fois les images au mur, de mémoriser des séquences à plusieurs localités dans l'espace. Toujours penser à prendre 2-3 images au départ, pas plus.   

 

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En résumé, bien connaître les acquis nécessaires à l'accomplissement d'une tâche rendra vos interventions profitables. Vous saurez déjà ce que le jeune a besoin de savoir pour passer à l'étape suivante. Ce n'est pas acquis? Parfait! Vous savez ce sur quoi il faut plancher en premier lieu. Il n'y a pas de petites victoires. 

Également, vivez l'espace au complet, utilisez les murs, le mobilier, les dessous de table, les fenêtres pour permettre au jeune de réellement s'amuser et de comprendre totalement son environnement, ainsi que de généraliser les apprentissages, c'est la clef! 

N'oubliez pas, dans vos grands élans de créativité et d'excitation (je connais le feeling, mettons!) de toujours faire un travail en amont avec votre animal, partenaire d'intervention. La désensibilisation ne s'arrête pas à l'adolescence de votre animal, non! C'est un travail de chaque jour.  

J'en parle souvent, c'est aussi valable pour les objectifs que pour vous, les baby steps ont réponse à tout. Toujours vous demander, est-ce la plus petite étape suivante? Vous pourrez valoriser chaque victoires, les renfos auront l’effet de motiver et d’encourager votre jeune et les étapes suivantes seront vues comme positives et non plus comme un défi insurmontable. 

Bonne planification de vos objectifs, j'espère que ces quelques exemples ont pu vous être utiles! N'hésitez pas si vous bloquez sur un objectif, écrivez-moi et nous tenterons de brainstormer ensemble! 

Zoothérapeutiquement vôtre! 

 

 

Entrevue à Radio-Canada

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Très heureuse d'avoir eu la chance d'être invitée à l'émission de Marina Orsini, entourée du Dre Christiane Laberge et de la vétérinaire Dre Jasmine Raphaël.

Surtout, d'avoir peu élaborer en détails sur ce qu'est la zoothérapie, ce qu'elle n'est pas et son application concrète. 

 

Les origines de la zoothérapie, ses fondements, son application auprès des personnes âgées, en orthophonie, en ergothérapie, en réadaptation ainsi qu'auprès des enfants en troubles d'attachement. 

 

Un beau dix minutes d'échanges professionnels avec la tellement magique présence d'Albus, petit chiot bouvier bernois qu'Isabelle Valiquette m'a généreusement prêté pour cette grande occasion. 

 

Il a clairement volé la vedette ce matin là, même moi j,avais du mal à résister !

 

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Voici le lien pour la ré-écoute si vous avez manqué la diffusion originale: