Au bout du museau

La dyslexie expliquée et supportée par la zoothérapie

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Comprendre

 

La dyslexie s’inscrit dans les troubles d’apprentissages et vient avec bon nombre de défis pour la personne qui en souffre: travailler plus fort que les autres pour arriver au même résultats. Aucun système organisationnel ne peut faire pour tous, pas de one size fit all ici. La méthode de travail doit se perfectionner au fil des essaies erreurs. Les personnes dyslexiques développent peu à peu, au fil des ans, leur propre techniques de lecture: tant avant la lecture, que durant et après la lecture. De nombreux défis qui jalonnent une montagne à gravir.

 

Reconnaitre

 

En milieu scolaire il sera facile de détecter les lacunes et les difficultés d’une personne dyslexique:

Au niveau orthographe : omissions, inversions, confusions, ajouts, remplacements de lettres, difficultés d’apprentissage des graphies simples et complexes, difficultés à mémoriser l’orthographe d’usage (l’enfant peut écrire le même mot de plusieurs façons différentes en respectant la forme sonore du mot (mézon, meison)), difficultés de copie, difficultés dans l’acquisition des homophones lexicaux (ver, vers, verre, vert…), re déchiffrage ce qu’il vient d’écrire, lenteur d’exécution orthographique.

Au niveau de la rétention des informations : difficultés pour retenir de nouvelles formes sonores à l’oral dans les leçons histoire, mathématiques, grammaire, difficultés pour apprendre la poésie et le « par cœur ».

Au niveau des capacités métaphonologiques : difficultés à manipuler le phonème: rime phonémique (le sons dans le mot), suppression du 1er son, segmentation du mot en sons.

Au niveau comportement : difficultés d’attention et de concentration, phobie scolaire, agitation, anxiété, état dépressif.

 

 

Les résultats d’une étude très récente sur la dyslexique viennent d’être publiés dans la revue britanniqueProceedings of the Royal Society, par le physicien Albert Le Floch. Il y aurait, mondialement, 700 millions de personnes touchées. La dyslexie est un problème au niveau de la lecture.



 

Explication anatomique

 

Les physiciens expliquent que les personnes atteintes de dyslexie n’ont aucune dominance oculaire, comparativement aux personnes non dyslexiques. La dominance oculaire est le fait d’avoir un oeil plus fort d’un coté que l’autre ce qui a un lien direct avec le traitement des informations par le cerveau.

 

 

Fonctionnement de la dominance oculaire

 

Les deux captent l’information et l’envoient au cerveau qui va traiter cette information. Les deux yeux ne transportent pas la même information (l’image vue n’est pas la même, d’un coté, par exemple, la lettre b, et de l’autre coté, de l’autre oeil, son image miroir).

Le cerveau traite alors les informations provenant de chaque oeil.  Laquelle des deux images dominera, celle de droite ou celle de gauche ? Tout dépend alors de la dominance oculaire.

 

Les physiciens on développé la nouvelle méthode pour évaluer la dominance oculaire, nommée after image, c’est le fantôme d’une image qui s’imprime et domine.

Pour faire vous même le test voici comment procéder: fixez la télévision ou votre écran d’ordinateur (ou cellulaire); fermez ensuite les yeux. Avec vos mains, couvrez vos yeux et un par un, ouvrez-les.  Dans lequel de vos yeux l’image s’est imprégnée le plus longtemps et clairement ?  Ce dernier est votre oeil dominant, vous possédez donc une dominance oculaire.

Les tests effectués sur les étudiants dyslexiques, sont sans équivoque: aucune personne dyslexique ne présente de dominance oculaire, sans exception.

 


La cause

 

Que signifie l’absence de dominance oculaire ? Au fond,  se trouve le centroïde de Maxwell.  Pour le groupe test, le centroïde de Maxwell a la même forme pour les personnes dyslexiques, alors que pour les non dyslexiques, la forme du Maxwell n’est pas égale dans les deux yeux, ce qui explique la dominance d’un oeil: chaque message arrive donc avec la même importance. Doit-il se fier à l’image vue ou son miroir ? Un cerveau régulier comprend que l’image miroir est moins importante.

 

 


Si vous avez deux yeux qui amènent la même valeur d’image, c’est le cerveau qui est embêté : 

il passe son temps à sauter d’une image à l’autre.


 Albert Le Floch, physicien

 

Les physiciens proposent une première solution: ils ont calculé que le temps de traitement de l’information par le cerveau, l’image analysée dans l’hémisphère gauche et sa transmission par le corps calleux à l’hémisphères droit prend 10 millisecondes. Ils veulent donc profiter de ces millisecondes pour réduire l’importance de l’image miroir et ainsi aider le cerveau à ne traiter que la vraie image.

Ils y sont parvenu avec une lumière pulsée, aboutissant à des résultats hallucinants ! L’inscription et traitement de l’info et la confusion du message n’existent plus !

 

 


Si l'on module la lampe et que l’on utilise ces millisecondes 
pour atténuer la force de l’image miroir, le cerveau est capable de l’éliminer. 
La lecture devient normale.

Albert Le Floch, physicien

 

Cette lumière pulsée a fonctionné avec tous les sujets. Il est important de se rappeler que la dyslexie n’est pas un forme moins bonne d’intelligence, certains de prix Nobels sont d’ailleurs dyslexiques tout comme bon nombre de grands artistes depuis la nuit des temps !

*propos recueillis à partir d’une entrevue réalisée pour Les années lumières, sur la chaine de Radio-Canada, nov. 2017
Albert Le Floch et Guy Ropars

 

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À savoir pour les interventions

 

Il est important de faire avoir au patient atteint de dyslexie que  ses troubles, ses défis et difficultés sont connus; que le professionnel est là pour les surmonter avec lui mais aussi de soutenir pour le travail touchant l’écrit, et analyser avec lui les aides à lui apporter, ains que valider les outils correspondant à ses choix et goûts.

  • Faire de fréquentes références à l’utilité de la lecture (à l’école, mais surtout en dehors de l’école, utilité fonctionnelle, utilité sociale)

  • Adapter la masse du travail à ses possibilités et son rythme

  • Être patient

  • Réhabiliter la notion d’effort

  • Reconnaître tous ses progrès même limités, les valoriser

  • Valoriser l’expression orale

  • Action de sensibilisation / éducation à la différence et à l’accueil dans la classe, dans l’établissement

  • Confier des travaux ou missions de réussites 

  • Éviter les comparaisons avec les travaux des autres

  • Faire un cahier ou un tableau (style mood board ou vision board) de réussite pour le motiver et le valoriser

 



 

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Zoothérapie

 

Il semble plus évident maintenant, ayant une meilleure connaissance de la dyslexie, que la zoothérapie réussit particulièrement bien auprès de ces jeunes:

La motivation du professionnel, le non jugement des animaux, les propositions d’interventions variées et les micros objectifs positifs ne sont que quelques-unes de ces raisons.

Plutôt qu’être assis à la table avec tout le poids affectif et les appréhensions que cela entraine, de rouler au sol, d’épeler à 2 pattes, de lire sur l’animal en mouvement, de tracer les lettres dans la crème à barbe…d’écrire sur les animaux, de faire écrire même les animaux…les associations avec une même tâche à effectuer sont tout à fait différentes. Ils en redemandent !

Pour avoir évolué avec d’enfants depuis presque 10 ans, j’ai pu constater que les résultats sont sans équivoque en zoothérapie. Sur la prise en charge du patient, sur le long terme, avec une belle collaboration des intervenants autour du patient on obtient des résultats époustouflants !

Zoothérapeutiquement vôtre !

Les Troubles graves d'attachement; l'indisponibilité mentale et émotive



Depuis les dernières années, j’évolue avec ma pratique en zoothérapie auprès des jeunes ayant, entre autres, un diagnostic de troubles graves d’attachement. Ce qui, comme vous le savez, représente de réels et quantifiables problèmes dans le développement du jeune et ce, pour le reste de sa vie. Voici :

La capacité d’établir un lien sélectif avec une figure d’attachement est reconnue comme un facteur décisif dans le développement normal, puisque l’échec à former un tel lien dans la petite enfance est associé à des troubles permanents, et en dépit des traitements, difficilement réversibles de la socialisation. En effet, l’enfant qui n’a pu bénéficier dans les premières années de vie d’une présence maternelle apte à favoriser l’apparition de liens d’attachement (soit en raison de ruptures répétées ou encore de l’incapacité de la figure maternelle à être sensible à ses besoins) risque de se détourner peu à peu de la relation pour devenir complètement détaché.

Rutter 1979 (voir Steinhauer, 1996) soutient que l’échec à former un lien sélectif durant la première enfance entraîne plus tard toute une série de comportements sociaux inadéquats. Pour lui, l’incapacité à établir un lien sélectif dans la première enfance compromet sérieusement l’adaptation sociale de l’enfant, ce handicap ne pouvant être entièrement surmonté plus tard par le placement de l’enfant dans un environnement plus favorable.

En 1995, Rutter précise que plus la période passée sans substitut maternel stable et adéquat est longue, plus les possibilités de rattrapage sont limitées. En effet, l’enfant, au lieu de former de nouveaux liens d’attachement, se détourne peu à peu de la relation pour réinvestir en lui-même l’amour d’abord destiné aux figures parentales. Tout se passe comme s’il avait abandonné l’idée qu’on puisse répondre à ses besoins. Il se montre peu disposé à aimer et à se laisser aimer, se liant plutôt de façon superficielle aux adultes, qui deviennent facilement interchangeables à ses yeux.

Selon Steinhauer (1996), un enfant qui n’aurait pas développé avant deux ans sa capacité d’attachement conservera de graves séquelles, tant au plan social que cognitif. En effet, ce dernier prétend que c’est afin de maintenir ses liens à la figure maternelle, que l’enfant parvient à abandonner des comportements non désirables socialement mais qui lui procurent du plaisir.

Loeber (1991, voir Holland et al., 1993) affirme aussi qu’il existe une période critique durant l’enfance, qui assure l’apprentissage d’habiletés sociales et que des situations de déprivation durant cette période, par des événements comme la séparation d’avec la mère, la succession des figures maternelles et la pauvre qualité des soins, préfigurent des comportements antisociaux ultérieurs.

*Pour lire en intégralité sur les troubles d’attachement, voici le lien juste ici.



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Lors des interventions, il pourrait être aisé d’être personnellement atteint ou déstabilisé par l’apparente indisponibilité du jeune devant soi. Désintérêt, mentalement occupé, agitation moteur, fuite de réels contacts signifiants (la liste pourrait être longue).

Sachant leurs défis et lacunes, on le comprend mais rationnellement. Puis, je suis tombée sur cet article (posté sur Bored Panda) racontant la réalité qu’a vécue Dawson (auteur californien) : comment, dans sa vie, sa personnalité et sa réalité ont été formatées à cause de ces troubles et des répercussions de vivre avec des parents mentalement instables, puis d’accuser des troubles d’attachement. Je vous le partage en traduction libre.



Je vous présente Dawson

Je vous présente Dawson


Ce que j’ai d’abord appris, en tant que survivant à des parents/à une famille dysfonctionnelle, c’est que personne de ton entourage ne pourra concevoir ou même entrevoir tout ce à travers quoi tu as dû passer.

Non, ton ami n’a sans doute pas remarqué qu’il t’a coupé 3 fois dans la même conversation,

non ton frère n’a pas eu conscience que sa musique était trop forte pendant que tu essayais d’étudier,

non ton meilleur ami ou amoureux ne se rappellera pas que tu es dans un moment intense ou que tu fais face à des deadlines,

non, personne d’autre que toi n’a conscience des dynamiques de power trip qui opèrent dans votre groupe d’amis.

Une habitude qu’ont les jeunes ayant grandi dans ce genre d’environnement nocif et instable est la tendance à relever les moindres détails. Être en état d’alerte et de veille constante. La moindre nuance de changement dans l’énergie, dans le ton des mots, prennent des proportions plus grandes, car une réalité demeure : ce genre de signaux est toujours précurseur de crises et de débalancements.

Savoir lire l’énergie d’une pièce, gérer les changements d’humeur, percevoir l’ironie qui mène aux dangers futurs… ce sont des signaux normaux qu’un jeune qui a grandi depuis son plus jeune âge avec des troubles d’attachement, avec des parents mentalement instables, a appris à analyser en tout temps. Tout le temps.


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La réalité est que, la plupart des gens ne font pas toutes ces analyses et perpétuelles remises à niveau du soi versus l’entourage immédiat. Je ne dis pas non plus que tous ceux qui ont cette réalité le font, mais ce genre de comportement est souvent le résultat d’abus.

J’ai une règle ; je ne réponds pas aux sous-textes, aux sous-messages. Ce qui inclut les tentatives de culpabilisation, le traitement de silence isolant, les traitements passifs-agressifs, etc. Je les vois, je les remarque, je dois aussi parfois les analyser, prendre une grande respiration et choisir de ne pas répondre. Parce que, ou bien c’est une réalité, ou bien c’est moi qui sur-analyse et qui donne une signification à quelque chose qui n’en a pas. L’habitude que j’ai à donner crédit à des détails qui pourraient mener à un éventuel danger pour moi, est toxique.

Et dangereux pour mes relations.

La meilleure chose que j’ai pu faire pour moi et pour mes relations est d’insister sur l’importance d’une réelle communication, honnête, en refusant catégoriquement les sous-textes.

Pour certains, cela relève d’un code moral ; pour les jeunes survivants aux troubles d’attachement ou à des parents mentalement instables, c’est une exigence pour rendre possible la guérison.

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Ce témoignage m’a réellement touché, sur plusieurs niveaux. D’abord parce que je peux mettre des visages bien connus de jeunes qui pourraient/doivent être dans cette réalité. Ensuite, parce que ça explique l’indisponibilité mentale et émotive de certains autres. Bâtir une relation saine et sécuritaire, pour beaucoup d’entre eux, il n’en sera jamais question.

Pas par choix.

Par impossibilité.

J’aurai beau y mettre tout mon cœur et mon âme, les bases sont si abîmées, absentes et saccagées que jamais je ne pourrai m’attendre à les y rejoindre.

Mais.

J’espère pouvoir leur démontrer que certains adultes peuvent être bienveillants, supportants, présents, sans rien demander. Qu’ils peuvent faire confiance à leur instinct et à leur intuition, qu’ils ont le droit de faire des mauvais choix, que ce n’est pas grave. Qu’un adulte peut être là, tout près, sans rien attendre d’eux, qu’ils peuvent être acceptés même dans leurs manifestations plus sombres de leur détresse.

Je l’ai souvent dit, évoluer avec ces jeunes qui ont le mont Everest devant eux chaque jour et Hiroshima dans le coeur, c’est sans aucun doute la chose la plus difficile que j’ai eu à faire en dix ans de pratique.

Avec leur façon de se protéger, leur manière de t’accepter de coté… Les voir se battre intérieurement entre leur besoin de socialiser et de créer des liens, et leurs défenses qui remontent… ça bouleverse.

Ça bouleverse fort et pour la vie.

Comme pour eux.

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Je vous laisse juste ici sont fil tumblr qui est touchant et sensible. Il y partage sa réalité et quelques vers de poésie bien sentie. J’espère que mes cocos actuels pourront trouver, eux aussi, une voie pour canaliser…

Zoothérapeutiquement vôtre!

Comment micro-graduer nos objectifs d'interventions et quelques idées

Comment micro-graduer nos objectifs d'intervention et quelques idées! 

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Suite aux évaluations d'orthophonie, en ergothérapie ou de neuro-psychiatre, il nous revient de proposer la prise en charge thérapeutique en zoothérapie sur le long terme, basée sur les résultats et recommandations des autres professionnels. L'atteinte des buts sur le long terme est bien souvent assez évidente à concevoir. Cependant, micro-graduer ces grands objectifs est parfois chose moins aisée.

Je propose de vous donner quelques exemples de micro-graduation de grands objectifs, pour vous assurer que votre patient est en situation de réussite, que chaque étape respectera le niveau de difficulté attendu, que les compétences pré-requises nécessaires à l'atteinte des objectifs sont acquises, puis cela vous permettra d'amener votre patient à l'atteinte du grand objectif sélectionné. 

 

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Enfant de 4 ans et demi, objectif : augmenter le nombre de mots du vocabulaire et allonger les phrases. 

Vous devez savoir qu'un enfant de cet âge devrait (en moyenne) avoir un vocabulaire d'environ 2000 mots et en général, savoir faire des phrases à 5-6 mots.  Vous pouvez donc vous attendre à avoir devant vous un enfant dont les phrases sont plus courtes et dont les même mots sont souvent ré-utilisés, avec un nombre assez pauvre de qualificatifs. Il vous faudra d'abord valider le nombre de mots que contiennent ses phrases courantes, en spontané. 

De simples activités de routines vous permettent aisément de vérifier le tout. Aidés de support visuel, en bout de parcours (par exemple à la sortir du tunnel avec le chien), faites piger un picto dans le sac à dos du chien.

Une belle pomme rouge dans une boite bleue.

Demandez à l'enfant de vous décrire ce qu'il voit. Réponse : une pomme rouge ou une pomme et une boite.

En demandant d'ajouter plus de détails (et en donnant un exemple verbal de ce qui est attendu), ici par exemple : une pomme rouge, petite, dans une grosse boite bleue (ok, ça fait beaucoup là!). Pour chaque ajout de qualificatif, l'enfant pourra lancer la balle au chien ou ajouter le nombre de gâteries à donner selon le nombre de réponses données. Stimulante et amusante, cette méthode fonctionne très rapidement. 

Également, si la connaissance de ces mots est peut-être en cause, vous pouvez suggérer quelques réponses possibles et l'enfant choisit celle qu'il préfère. Sachez que pour cette âge, il est normal que les mots avec gr, tr, pl, cl (contraction de consonnes) soient encore difficiles. Concentrez-vous sur l'objectif qui est ici d’augmenter le vocabulaire et le nombre de mots dans les phrases. Vous devrez peut-être valider ses connaissances des concepts comme petit/grand, rond, long, les couleurs, les formes, etc. Ce sont des connaissances essentielles à acquérir avant de jouer avec elles dans des phrases. 

Autre truc qui fonctionne hyper bien : donner en visuel le nombre de réponses attendues des descriptions à faire. Je m'explique…

 

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Le picto choisi va dans l'encadré au haut du carton. Toujours mon exemple de pomme rouge dans une boite bleue. Les ronds noirs sont le nombre de réponses demandées pour la construction de la phrase. L'enfant pousse/touche chaque rond noir lorsqu'il dit les mots de sa phrase, ou encore y dépose une gâterie pour l'animal présent (ou un morceau de salade, etc). J'ai fait imprimer ce carton en hyper grand et je l’ai collé au mur ; ça rend le tout encore plus ludique et ça permet de bouger encore plus.  

En micro-graduant avec les concepts dedans/dessus, gros/petit vous vous assurez que l'enfant maîtrise bien ces notions pour les utiliser ensuite dans des phrases plus longues, et en augmentant le nombre de réponses attendues dans la phrase à construire, vous vous assurez que l'enfant augmente la longueur de ses phrases en devant utiliser plus de mots de vocabulaire. En variant les pictos, en ajoutant des images/objets inconnus, l'enfant développera de nouveaux mots. 

 

 

 

 

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Enfant avec une trisomie 21, objectifs :  motricité globale et fine

Parce que les enfants atteints d'une trisomie ont souvent de gros défis liés à la motricité globale et fine (souvent les mains et les doigts plus courts), il n'est pas rare de les voir arriver avec ces objectifs travaillés en ergothérapie. Il sera intéressant de poursuivre ces objectifs en zoothérapie. Bien que la plupart de nos interventions travaillent d'hors et déjà la motricité globale, une attention particulière devra être portée pour la trisomie 21. Reportez-vous à l'évaluation d'ergothérapie pour savoir où se situe l'enfant dans son développement, pour bien cibler ou amorcer le travail selon ses capacités actuelles et selon ce que l'ergothérapeute a jugé prioritaire au dossier. 

Il sera important de porter une grande attention à la sécurité de l'enfant, tant dans les manipulations des animaux que lors des parcours, puisqu'ils ont une diminution importante dans leur traitement sensoriel à leur environnement, ce qui peut les mettre en situations de danger ou de maladresse importantes. Gardez en tête lors de vos planifications d'intervention, que chaque activité doit inclure du sensoriel, du moteur et du développement cognitif. 

 

Parcours multi-multi

Ce n'est pas tous les zoothérapeutes qui possèdent ce genre de matériel, mais si vous désirez vous orienter vers cette clientèle, il sera nécessaire, à mon humble avis. Je vous présente quelques outils que j'intègre dans mon parcours multi-multi et leur usage. 

 

 

Coquilles d'équilibre Bilibo, les pierres de rivière, le hérisson d'équilibre, différents élastiques de résistance, différentes plaques tactiles, petits et grands tunnels avec couleurs et textures différentes, trampoline, grosse pince pour ramasser des balles ou autres objets, etc. 

 

Entre chaque étape du parcours, je demande à l'enfant (qui est aidé par des images) soit de produire ou de reproduire un son, d'imiter un mouvement, de pairer deux images qui ont un lien entre elles, de faire X nombre de sauts, plus loin, de faire des sauts sur un seul pied, ou de se faire tourner dans la coquille d'équilibre X nombre de fois.

Les grosses pinces, souvent en forme d'animaux, permettent de renforcer les muscles des mains et du pouce, et rend le transport de balles ou d'objets plus ludique. Peu importe l'animal choisi, vous trouverez comment l'intégrer dans ce genre de parcours. Je mets également parfois un court extrait de musique pendant lequel l’enfant va faire des bisous au lapin qui, pendant le temps de notre parcours au sol, fait lui aussi son parcours sur la table ou en parallèle. 

Ou parfois c'est le lapin qui, faisant son propre parcours, nous indique par quelle étape commencer. Bien entendu, vous devez avoir désensibilisé votre chien avant de lui faire faire ce genre de parcours. J'aime également intégrer quelques instruments de musique dans un bac lors d'une des étapes, et rouler des dés pour savoir combien de coups de tambour il faut donner avant de passer à la prochaine étape. X coups de tambour ; X caresses au chien pour l'encourager à poursuivre lui aussi. 

 

Lorsque vous devez graduer ce genre de parcours, pensez à commencer par une seule de ces sections, à bien présenter ce que l'objet du parcours peut offrir comme possibilités. Laissez l'enfant explorer avec l'objet également, vous pourriez être surpris de leur grande créativité. Conseil : assurez-vous que les objets tiennent bien en place, selon l'âge du petit. Ils auront tendance à voler de part et d'autres si vous ne vous en êtes pas assuré auparavant. Toujours penser à la sécurité de votre animal. 

Ensuite, lorsque les apprentissages des diverses étapes du parcours multi-multi seront acquis, il sera possible de permettre à l'enfant de choisir lui-même l'ordre du parcours, ou quelle partie il souhaite faire en activité récompense. Les tableaux de communication s'y prêtent également très bien, les ergothérapeutes ayant déjà mis les pictos de bon nombre de ce genre d'activités.  

Comme ce genre de parcours est exigeant pour l'enfant, au départ, pensez à mettre des défis que l'enfant pourra aisément réaliser entre les sections du parcours. Lorsque vous augmentez la difficulté des défis à faire, pensez à garder le parcours connu. Lorsque les défis seront plus faciles pour lui, vous pourrez augmenter la demande sensorielle et motrice du parcours. 

 

 

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Jeune, 9 ans, objectifs : organisation spatiale, consignes complexes et compétences visuelles perceptuelles

Des images de chat sont installées au mur, nous intervenons avec Mimi mon chat. Des images telles que : Mimi à la fenêtre, sur son tapis, avec son jouet de souris et avec un bébé chat toutou. Des objets connus du jeune, il les a déjà vus en intervention. 

Ces images sont grand format et collées au mur, et l’enfant, aidé d'un pointeur, devra les pointer dans l'ordre de la séquence que je lui demande. 

Les séquences/défis sont représentés comme suit, voir l'image. 

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En sautant sur le mini trampoline, il doit mémoriser la séquence visuelle demandée, retenir ce qui vient en  #1, en #2, etc. Il devra les pointer dans le bon ordre. Le chat devra écouter et taper l'image pointée. Je m'assure de gérer le clicker pour indiquer à Mimi que c'est ce que je demandais (le jeune en a déjà plein son assiette avec cela!). 

Comme ce défi représente beaucoup de travail en une exécution, pensez à le faire sans le trampoline au départ. Vous pourrez l'ajouter lorsque le jeune aura maîtrisé l'étape précédente. Également, 4 étapes, c’est très complexe… essayez avec 2 au début. Faites plusieurs mélanges d'images. 

 

Le jeune doit développer une méthode de balayage visuel pour parvenir à être efficace et ordonné dans sa recherche visuelle de réponses. Essentielle en scolaire. Développez également la discrimination visuelle. Donnez-lui une méthode simple, toujours faire un tour complet sur soi, de sorte à voir tous les murs pour s'assurer de voir toutes les images collées au mur. 

Être capable de suivre des consignes verbales complexes, pour le diriger dans son organisation spatiale, peut également être un grand défi. Si vous donnez comme consigne de pointer en séquence (comme l'image et exemple précédents), ne donnez pas de consignes verbales en plus!  Cela rendrait le défi trop difficile. C'est un défi complexe de séquence ou un défi complexe en verbal, pas les deux, ou du moins, pas au début. 

 

Pour la mémoire séquentielle, vous pouvez observer longuement les images que vous collerez au mur, les poser en ordre sur la table ou au sol, et le jeune doit les mémoriser, de sorte que si vous en retirez une, il saura s'il s'agit du chat à la fenêtre ou du chat avec son toutou. Il sera plus facile par la suite, une fois les images au mur, de mémoriser des séquences à plusieurs localités dans l'espace. Toujours penser à prendre 2-3 images au départ, pas plus.   

 

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En résumé, bien connaître les acquis nécessaires à l'accomplissement d'une tâche rendra vos interventions profitables. Vous saurez déjà ce que le jeune a besoin de savoir pour passer à l'étape suivante. Ce n'est pas acquis? Parfait! Vous savez ce sur quoi il faut plancher en premier lieu. Il n'y a pas de petites victoires. 

Également, vivez l'espace au complet, utilisez les murs, le mobilier, les dessous de table, les fenêtres pour permettre au jeune de réellement s'amuser et de comprendre totalement son environnement, ainsi que de généraliser les apprentissages, c'est la clef! 

N'oubliez pas, dans vos grands élans de créativité et d'excitation (je connais le feeling, mettons!) de toujours faire un travail en amont avec votre animal, partenaire d'intervention. La désensibilisation ne s'arrête pas à l'adolescence de votre animal, non! C'est un travail de chaque jour.  

J'en parle souvent, c'est aussi valable pour les objectifs que pour vous, les baby steps ont réponse à tout. Toujours vous demander, est-ce la plus petite étape suivante? Vous pourrez valoriser chaque victoires, les renfos auront l’effet de motiver et d’encourager votre jeune et les étapes suivantes seront vues comme positives et non plus comme un défi insurmontable. 

Bonne planification de vos objectifs, j'espère que ces quelques exemples ont pu vous être utiles! N'hésitez pas si vous bloquez sur un objectif, écrivez-moi et nous tenterons de brainstormer ensemble! 

Zoothérapeutiquement vôtre! 

 

 

Évolution à la ferme thérapeutique et l'été qui s'achève...

Un été thérapeutique à la Ferme DadaDo 

Lorsque l'année scolaire prend fin, c'est pour plusieurs synonyme de la fin des horaires chargés, le début des journées à rallonge, des soirées douces... et bien pour moi, cette année encore ce fut synonyme de préparation de mon petit baluchon ; direction ma belle cabane dans les bois pour la ferme thérapeutique!!! 

Comme tout début de contrat (ou toute première rencontre), une appréhension mêlée d'excitation prenait forme. Comment seraient les jeunes qui allaient venir évoluer avec nous pendant l'été? Allais-je avoir ce qu'il faut pour les aider, allais-je être à la hauteur de leurs besoins et attentes...?

 

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L'immense chance avec la ferme thérapeutique, c'est que de par sa mission, des gens de partout sur le globe viennent s'y investir, nous offrant la grande grande opportunité d'être témoins de leur influence, de leurs méthodes différentes qui apportent tellement de belles et riches couleurs, et cet été n'a pas fait exception. L'équipe, lors des grandes présentations officielles, promettait beaucoup... Personne ne fut déçu!

Sans l'ombre d'un doute, leur implication, leur immense générosité, leur grand cœur ouvert et disponible ont réellement fait de grands miracles! Il est là le secret ; la richesse des gens qui s'y joignent rendent l'impossible... possible! 

 

Clientèles multiples, moults défis et l'intégration libre 

Comme la ferme offre un cadre totalement nouveau, beaucoup de familles font appel aux services, des TDA/H oppositionnels, TSA, des cocos diagnostiqués avec le syndrome Gilles de la Tourette, d'autres avec un suivi en pédo-psychiatrie et certains autres avec quelques rigidités psychologique, certains en situation d'handicap physique sévère, d'autres avec une trisomie... Nous avons dû faire preuve de créativité, d'adaptation et d'ingéniosité, parfois, pour faire régner la bonne entente et la cohabitation.

Mais pas tant.

En fait... vraiment pas tant.

Les enfants ont une capacité d'adaptation et d'auto-régulation qui repousse les limites que parfois, nous, intervenants et adultes, sommes prompts à imaginer. À ceci s'ajoutait des familles neurotypiques en simple séjour de ressourcement. Honnêtement, c'est tellement beau voir... j'en suis encore émue. Émue par tant de démonstrations de maturité émotive, par leur désir d'inclure chacun, peu importe le défi ou les contraintes, comment chacun laissait à l’autre l'espace nécessaire à son bon fonctionnement... faire confiance! 

 

Des programmations intuitives et hors cadre 

Hors cadre... certes! Ils sont loins, les pictogrammes, les horaires imagés, les séquences fonctionnelles, les time-timer, les journées bien callées et structurées... oh oui! Intuitives, adaptées, spontanées, libres, en faisant des choix... ses choix, avec les 200 acres d'espace disponible, la présence continue des animaux, la souplesse et la disponibilité... Ce sont sur ces piliers que l'été s'est construit.

48 heures... nous savons...

48 heures est le temps que demande l'ajustement à ce nouveau cadre... et CHAQUE fois... ça a fonctionné. Comme on l'avait prévu... Chaque fois !

Et se révélait alors... un jeune totalement différent... mais totalement! Il est très difficile d'expliquer en mots ce qui s'opérait, il faut vraiment le vivre sur place pour saisir comment le tout peut s'opérer. On a suivi l'intuition de la philosophie de la ferme... et BAM!!! 

 

Zoothérapie, médiation animale, nature et liberté comme trame de fond

Certains jeunes avaient des séances de zoothérapie privées, en individuel, et parfois la zoothérapie se faisait en petit sous-groupes et le reste du temps la médiation animale était mise en place (bien entendu, vous avez vu également l'art, l'exploration en forêt, l'horti-thérapie, etc.) mais pour ma part, ces moments de connexion avec les animaux (qui sont, je le mentionne, plus qu'extraordinaires) à la ferme ont été réellement signifiants.

De grands défis ont été relevés, de grandes étapes franchies... parfois sur lesquelles d'autres buttaient depuis des semaines, des années... Beaucoup d'émotions, de fierté, de confiance reprise, de révélations... et de grands changements ont vu le jour lors de ces séances. (*psst d'ailleurs, c'est suite à ces trop géniales observations que nous lancerons sous peu notre beau et grand projet pilote... Restez à l’affût ;)). 

 

Plus Grande

Je le suis, plus Grande... et grâce à eux... ces petits humains extraordinaires qui nous ont fait confiance, qui se sont ouverts, qui ont travaillé fort, sans relâche pendant nos journées libres ou ouvertes, mais exigeantes pour eux, qui ont accepté d'essayer une nouvelle façon, accepté de tenter de trouver ce qui leur convenait à eux, accepté de se trouver, ailleurs... autrement. Pis ça, c'est grand, c'est beau, c'est touchant... vraiment. De nombreuses fois j'ai été, au bureau, émue (haha en larmes, pour ceux qui me connaissent vous savez bien!) en constatant l'énorme fossé à remplir, à tenter de trouver où j'aurais en moi ce qu'il faut pour que le jeune ressente mon soutien, ma confiance en ses capacités pour parvenir à le franchir... et par leur force immense, leur indéfectible capacité d'avancer et de s'adapter ils ont su... et au final, ce sont eux qui m'ont montré! 

 

Je conclus cet été bouleversant avec ces magnifiques images, elles sont témoins de quelques morceaux de cet été... J'espère qu'elles sauront vous communiquer toute la puissance de ces grands p'tits là!

Merci Ferme DadaDo de m'avoir fait confiance, de m'avoir donné tant de latitude, de place et de cette ouverture légendaire... D'offrir cette approche et philosophie qui fait tant de différence, de rendre l'impossible possible... chaque fois... et de réunir tant de personnes merveilleuses autour de ce projet!  

Bonne fin d'été... well... bonne rentrée... Chapitre clos. 

 

Zoothérapeutiquement vôtre! 

Nouveau partenariat avec le plus bel Abécédaire du monde !

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Avec le bilan de début d'année, j'ai décidé que 2018 allait être sous le signes des collaborations et des nouveaux partenariats. La vie est bien faite, déjà en début d'année je peux annoncer quelques-unes de ces nouveautés ! Yeah !!! 

Je suis heureuse de vous parler d'un nouvel outil que j'intègre à mes interventions en zoothérapie, je crois que plusieurs tomberont également sous le charme. 

Cathy Faucher illustration et son tout récent Abécédaire ne peut pas avoir passé sous votre radar... mais juste au cas, je vous donne tous les détails concernant ce splendide partenariat avec Au bout du Museau et autres zoothérapeutes ! 

 

L'histoire derrière la création 

Pour expliquer ma petite histoire, je suis designer graphique et enseignante en arts plastiques au primaire. Je suis tombée en congé de maternité en 2014 et j’ai décidé d’illustrer un abécédaire des animaux pour mon garçon. J’illustrais pendant ses siestes. Les illustrations sont faites à l’aquarelle et crayons de bois. Au début, j’ai réalisé l’abécédaire pour mon garçon sous forme d’affiche. Je voulais des animaux d’ici le plus possible tout en ayant une conscience environnemental.

Par exemple, parler de l’histoire des fous de bassan (on a la plus grande population au monde, mais ils sont menacés, etc), les baleines noires, le carcajou, etc. Ils n’ont pas nécessairement tous un enjeu, mais je trouvais intéressant de faire ressortir des animaux qu’on n’a pas coutume de voir illustré dans nos alphabets. Ensuite, je voulais que cet abécédaire soit plus interactif. Je trouvais l’affiche trop statique. Je me suis intéressée aux aimants. Je me suis aperçue que c’était non seulement un jeu éducatif mais, évolutif.

À partir de mes illustrations, j’ai voulu faire plusieurs dérivés comme les bijoux, macarons, cahiers de notes. Le jeu de mémoire est venu suite à plusieurs demandes. Même chose pour les chiffres de 1 à 10.

 

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Concrètement: l'outil 

Découvrez un jeu éducatif et évolutif sous la forme d’aimants agrémentés de magnifiques illustrations d’animaux jumelés à une lettre de l’alphabet. Solides et de grande qualité, les aimants de l’Abécédaire des animaux évolueront au fil des apprentissages de votre enfant.

Alors que ce soit pour nommer les animaux, imiter leurs cris, apprendre les lettres de l’alphabet, apprendre à lire, et faire des mots avec les aimants, l’Abécédaire est un outil ludique et pratique à avoir sous la main ! Conseil: pour optimiser l’apprentissage et la sécurité des enfants, la présence d’un adulte est toujours de mise.

 

 

Et en zoothérapie ? 

Je crois que selon l'objectif, cet Abécédaire pourra combler beaucoup de nos besoins. Non seulement pour les animaux associés avec la fonction abécédaire, mais également en prononciation, nommer des mots contenant telle lettre, identification des couleurs, création d'histoires, travailler les phonèmes et j'en passe ! 

Comme nous devons faire preuve de beaucoup (lire vraiment beaucoup) de créativité en zoothérapie, cet outil est drolement facile à adapter à nos partenaires d'interventions. Je ne vous cache pas que je suis pas peu fière d'utiliser un outil conçu ici avec de si belles valeurs ! 

Les exemples habituelles, pour ceux qui m'ont eu en formation ou comme enseignante en zoothérapie, voici en images : 

 

Hermine avec le sac à dos dans lequel, après un parcours, ils pourront piger parmi les quelques-uns sélectionnés pour l'internveiton. 

Hermine avec le sac à dos dans lequel, après un parcours, ils pourront piger parmi les quelques-uns sélectionnés pour l'internveiton. 

 

 

Consignes complexes, Vladimir après l'ouverture de la porte qui reçoit ses récompenses et nous travaillons le son M. 


Consignes complexes, Vladimir après l'ouverture de la porte qui reçoit ses récompenses et nous travaillons le son M. 

 

 

Hermine qui patiente, pendant que nous travaillons en forme Cherche et trouve, lequel de ses animaux possède le son È (réponse baleine) hihih

Hermine qui patiente, pendant que nous travaillons en forme Cherche et trouve, lequel de ses animaux possède le son È (réponse baleine) hihih

 

Loin de posséder des couleurs criardes comme je n'en peux plus d'avoir dans tous les jeux offerts aux jeunes, les illustration de Cathy sont empreintes de douceur, avec les lignes sobres et les images sont réellement captivantes ! 

La qualité du produit rencontre parfaitement les exigences rencontrées en zoothérapie, vous le savez, parfois machouillés, souvent lancés à bout de bras et même parfois goutés par nos partenaires à poils et à plumes, les aimants sont résistantes. Vous avez remarqué que j'ai également ajouté des velcros pour les utiliser sur le manteau d'intervention, mais comme le collant velcro est facilement retirable, il n'abime en rien la capacité d'aimanter ensuite. Test fait et approuvé ! 

D'ailleurs dans les illustrations plus haut, Cathy a même déniché un tableau de bois portatif, d'un coté aimanté et de l'autre utilisable avec des craies, avec lequel je pourrai faire mes futurs interventions. On aime les outils qui se complètent et rendent notre vie plus facile !!! 

 

Puisque les animaux proposés dans ses illustrations sortent un peu des sentiers battus, il devient également ultra amusant de nommer plus d'animaux commençant par cette même lettre ! Pour ceux qui pratique la DNP des heures de plaisir !!! K...kangourou ! 

D'ailleurs il n'y a pas que nous qui somme tombés en amour avec cet Abécédaire, vous pouvez voir la chronique passée à Format Familial (10 min 22)

 

Comme j'ai le grand bonheur d'enseigner en zoothérapie, j'ai également offert à mes étudiantes de travailler avec cet outil. Vous pourrez voir sur notre compte Instagram sous le #cathyfaucherillustration l'avancée des tests et nos autres idées d'interventions ! 

 

Restez à l'affut car en plus de cet Abécédaire, elle m'a envoyé le jeu de mémoire que j'utiliserai avec ma clientèle vieillissante, le format étant plus grand, c'est tout à fait adapté pour eux ! Je vous en reparle dans un autre article...je vous glisse une image pour vous faire patienter ! 

 

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Pour commander votre exemplaire (je vous promets que vous le voulez !!) voici l'adresse de sa boutique Etsy, sinon elle habite Montréal ! 

https://www.etsy.com/ca-fr/shop/Katillustrations/items

À bientot !