La fin des classes, l'arrivée de l'été... On bouge!

La belle Sissi et son regard attendrissant @auboutdumuseau

La belle Sissi et son regard attendrissant @auboutdumuseau

Avec la fin des classes, les examens pour les plus grands, les journées spéciales et le beau temps enfin à nos portes, juin était tout indiqué pour des outils d’intervention qui permettent à tous de lâcher leur fou!

J’ai donc sélectionné ces outils :

Le premier outil se nomme “À vos marques, prêts, bougez”. Je vous mets le lien direct juste ici. Le second (ici montré en très gros plan) est du “Sable de plastique”, évidemment non toxique, juste ici, puis le dernier “Outils de motricité fine - Sable & Eau”, que vous pouvez trouver ici, que j’ai utilisé combiné au sable de plastique.

*N’oubliez pas que vous avec un code promo, yeah!

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Avec les tous petits préscolaire, le sable de plastique fut réellement une immense réussite! Préparez-vous si comme moi, vous sous-estimez l’excitation de ces derniers à passer le balai ensuite hihi. Ici, j’y cachais des pictogrammes/animaux que l’enfant devait trouver à force de creuser pour ensuite les catégoriser sur le chien selon s’ils étaient des animaux de la ferme ou des animaux domestiques. Prononciation, catégorisation, sensorialité, le comble quoi! Ceci dit, pour avoir déjà souvent utilisé les bacs sensoriels par le passé, ce sable est vraiment très bien. Les pétales de fleurs synthétiques créent trop de statique et sont pratiquement non mangeables par la suite, les pâtes sèches créent l’envie de tout porter à sa bouche, le sable de lune colle trop sur les cartons non plastifiés. Je suis tombée en amour avec ces petites billes multicolor.

Pour les familles, pourquoi ne pas cacher des pictogrammes de tâches à faire pour vos enfants, et les inciter à creuser dans ce sable! Ou encore, pour le choix des menus ou des activités de la semaine! Avec un petit twist supplémentaire, je crois que ça change l’établissement des routines!

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Toujours dans mon bac à sable portatif, ici combiné aux outils de motricité fine dans l’optique de travailler, bien entendu, la motricité fine (!!!), coordination main-œil, conscience corporelle mais également le souffle. Le jeune (niveau primaire) devait, pendant le transport des billes de sable, expirer tout au long du court trajet. Praxies de la bouche, compter, etc. Quelques reprises et débats plus tard, ce fut un succès! Les jeunes ne rechignent jamais à nous aider à tout ranger par la suite ; ils aiment vraiment ce genre d’intervention. Ils comprennent également l’importance, pour la sécurité des animaux présents, que tout soit bien remis en place.

Note importante : mes animaux ont, disons, tendance à tout vouloir voir et découvrir les nouveaux outils avec au moins autant d’enthousiasme que moi (hihi) et après deux trois regards furtifs, ils n’ont pas tenté d’y goûter. Si cela peut vous rassurer. Il ne serait pas conseillé d’y cacher des gâteries ou légumes. Ce sable est un bel ajout avant ou après l’étape sur l’animal.

Les familles auront sans doute grand plaisir à faire ces mêmes défis avec des bacs à eau, de la crème mousse ou même du savon à bulles! L’extérieur permet tellement de folies!!! Celui qui perd devra trouver des mots de même famille que… ;)

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Puis, ici avec une clientèle adolescente vivant avec un TSA, le sensoriel a fonctionné à mille pour-cent, comme vous devez vous en douter! J’y avais caché des cocos (oui, cocos en forme de cacas, aussi gros succès avec cette tranche d’âge) dans lesquels était inscrite une consigne à faire auprès des Sissi la belle cochon d’Inde.

Normalement, lorsque j’apporte des bacs remplis de pâtes sèches, je leur fait retirer leurs chaussettes et on y plonge les pieds. Vous dire les réactions vives que cela procure!! Alors, n’y voyant pas grande différence, je leur demande de plonger aussi les pieds dans ces petites billes de plastique… hahaha. Ouais, bon… nous nous sommes ravisés. Les billes de plastique sont beaucoup plus petites et adhèrent plus aux pieds, donc nous avons proposé d’y plonger les mains, ici en photos… les bras entiers! Super intervention qui a su plaire, étant donné que chacun avait la liberté de contrôler le niveau de stimulation sensorielle souhaitée.

À vos marques, prêts, bougez ou le jeu parfait pour une intervention solo ET de groupe!

Comme j’ai aimé ce jeu, qui allie mouvements dans l’espace avec de belles possibilités de rendre le tout fou fou, les couleurs, les chiffres et les positions à reproduire. J’ai également aimé les 3 dés gonflables qui rendent le tout facilement transportable, car on le sait, en plus de l’animal, nous avons souvent beaucoup beaucoup de matériel avec nous entre nos différents lieux d’intervention. Tout d’abord, ici utilisé de façon détourné un tout petit peu, association par couleur d’aliments à nommer. Stimulation langage, Simone la lapine pouvait ensuite recevoir des récompenses pour chaque aliment bien associé et prononcé!

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Ensuite, cette belle grande cocotte en classe de francisation, qui démontrait beaucoup de crainte face aux différents animaux qui m’accompagnaient au fil des semaines. Après avoir observé de très loin, après avoir bien bougé et avoir vécu de belles réussites physiques, elle s’est sentie plus détendue et fin prête à faire finalement connaissance (de très très près!) avec Simone!!! Nous étions très fiers d’elle. Ici, en groupe classe primaire premier cycle, en faisant venir 3 jeunes à la fois, j’ai intégré la notion de vitesse, de course pour se trouver une pastille de la bonne couleur avant que, chacun leur tour, ils lancent un dé et performent les mouvements à faire. Ils en redemandaient!!!

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Finalement, en intervention langage, j’ai ajouté pour le chien le tunnel (haha et bien sur pour le coco, comment l’en empêcher!!!) qui ajoute une étape avant de lancer les dés, mais également, j’y ai ajouté ce dé que je possède déjà et qui appartient à un autre outil d’intervention. Comme le petit connaissait déjà ce dé, il fut plus facile pour lui de saisir les couleurs demandées. Il n’a pas encore généralisé l’apprentissage des couleurs sur toutes les surfaces possibles. Beaucoup de rires et fous rires au moment où je faisais tempêter le tunnel avec le petit et le chien encore à l’intérieur! Ceci aurait très bien pu également se faire avec un chat, et en extérieur, selon la capacité d’écoute de vos partenaires d’intervention.

Parents, je ne saurais assez vous recommander de commencer vos journées avec ce jeu!!! Dépense de surplus d’énergie garantie, après avoir bougé, vos jeunes pourront être pleinement dans leur corps et disponibles!!

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J’espère que l’été vous donne aussi l’envie de bouger et sauter partout, avez-vous, de votre coté, des outils coup de coeur? Nous voulons les connaître!!!

Merci d’être passés par ici, n’oubliez pas : pour tous vos achats en ligne (et pas uniquement sur les jeux décrits dans l’article en question), pour toute l’année, en inscrivant en code promo Zoothérapie, vous recevrez 10% de rabais!!!

Danse de la joie… Allez on bouge!!!

La zoothérapie, l'ultime réponse au besoin d'adaptation tant recherché

Dans le numéro de mai 2019, le magazine de La boîte paroles nous invite à voir le langage sous un angle différent: celui de l’autre, celui qui regarde, entend, écoute et tente de comprendre ce qui est dit.

C’est encore une fois un honneur de faire parti des collaborateurs pour ce texte.

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Gros gros standing ovation pour l’équipe de La boîte à paroles pour son partenariat avec les pharmacies Jean Coutu qui ce faisant, augmente la distribution de ce joyaux de magazine à plus de 85 000 copies partout au Québec !!

Bravo !!

Nouvelles idées d'interventions et un cadeau pour vous !

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Nous y revoici !

Vous avez beaucoup apprécié les articles précédents à propos des idées d’interventions et comment vous pouvez adapter certains jeux pour la maison. Je m’adresse bien sûr aux zoothérapeutes, mais également aux autres intervenants et aux parents.

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Vous l’avez sans doute vu passer en début de mois, j’amorce avec ce premier article un super partenariat avec FDMT pendant la prochaine année. Oui, cette fantastique boutique spécialisée qui fait tant rêver, qui nous propose toujours des compléments d’articles pertinents et avec qui je suis donc, très honorée de collaborer! Et vous trouverez, à la fin de ce premier article, un SUPER cadeau pour célébrer ce partenariat!!!

Je tenterai d’aborder, aux fil des articles, des jeux et outils qui couvrent autant les émotions, la motricité, et le langage chaque fois. N’hésitez pas à me laisser vos suggestions de jeux/outils que vous souhaiteriez me voir explorer.


Drôles de familles


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Il y a 7 familles, (comme le jeu très populaire), chaque famille est composée d’un grand-papa, d’une grand-maman, d’un papa, d’une maman, d’un garçon, d’une fille et d’un bébé. Le but du jeu, tel que décrit, est de rassembler le plus de familles ensemble. Comme vous le devinez, je ne joue jamais de la réelle façon avec aucun jeux puisque je me sers de ceux-ci pour atteindre divers objectifs lors des interventions. Avez-vous joué à ce jeu de la façon telle que décrite? Je veux vous entendre!

J’ai utilisé ce jeu avec grand bonheur avec plusieurs clientèles. La boîte contient les cartes illustrées de 7 familles comprenant 7 membres, des cartes étoiles pour mimer et d’autres questions pour approfondir, puis des cartes canevas vierges. J’adore les cartes vierges!! Je vous montre mes résultats de leur utilisation plus bas.


Avec les plus jeunes

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J’ai utilisé, avec Hermine et mon fameux (!!!) manteau d’intervention, les cartes pour associer les émotions pareilles (mais représentées différemment sur maman et bébé). La maman heureuse sur le manteau d’Hermine va avec quelle carte que le tout-petit avait dans ses mains. Association, généralisation des apprentissages, ils ont beaucoup aimé!

Vous pourriez faire la même chose en mettant les cartes du manteau dans un sac à dos sur votre animal ou encore dans une boîte, ou même les lui faire chercher à travers la maison. Ça bouge, c’est ludique, toujours gagnant!



Avec les jeunes du primaire

Comme vu sur la photo, avec les jeunes du primaire, Hermine portait les consignes d’interprétation de ces émotions. Beaucoup de fous rires lorsqu’un grand de 6e année devait interpréter un bébé qui boude!! Pour certains, ces interprétations étaient réellement « challengeantes »! À ma grande surprise également, très peu de mes jeunes savaient ce que voulait dire ‘‘bouder’’. Je doute que ce soit parce qu’ils ne boudent jamais… haha!


Clientèle adolescente avec déficience intellectuelle

Ici, avec ma belle lapine Simone, nous avons joué à pêche dans le lac (principe de la canne à pêche, et j’ai apposé des trombones sur les cartes étoiles pour les rendre aimantées). J’ai choisi les cartes à développement, les ados étaient tous verbaux. Ce fut réellement surprenant, la tendresse exprimée lors de cette séance. Chacun se permettait également de suggérer d’autres alternatives. Au lieu de répondre seul, chacun désirait donner sa réponse. De beaux moments!

Excellent également pour l’empathie, le développement d’idées, le langage, la projection dans le temps (passé/futur). L’enseignante était ravie! Oh, et pensez à plastifier vos cartes… Simone en a mangé une et certains cocos avec moins de motricité en ont fripé quelques-unes.

Les cartes vierges

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Cette fois-ci, en classe de francisation, classe d’accueil de jeunes immigrants, nous avons abordé les émotions chez les animaux. Ressentent-ils de la jalousie?

Ressentent-il les mêmes émotions que les humains? Que pensez-vous de ces images, est-ce que ce chien est réellement triste, pourquoi dis-tu que celui-ci semble fâché?

Très intéressant de voir leur grand sens de l’observation lors de la lecture des comportements des animaux présents au fil des rencontres. Suite à ces apprentissages, ils s’auto-régulaient entre eux, d’instinct. « Allez, laisse-lui de l’espace, tu vois qu’elle ne se sent pas bien en ce moment, les énergies sont trop hautes. »

Wow, la zoothérapeute était pas mal fière!

Pour poursuivre l’encrage de ces apprentissages et de ce nouveau vocabulaire, j’ai laissé une photocopie agrandie de la carte vierge, leur demandant à chacun, pour la prochaine rencontre, de se dessiner dans l’émotion qu’ils ressentent le plus souvent. Je vous montre quelques exemples reçus.

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Très touchée de leur ouverture, honnêteté, candeur et enthousiasme à poursuivre la séance. Je crois que vous pouvez voir leurs origines et émotivité avec ces brefs esquisses. Vraiment, des interventions qui peuvent prendre vie dans divers milieux, bien au delà des règles générales énoncées à l’endos du jeu.


Le train des phrases

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Ai-je besoin de dire à quel point on aime d’amooouuurrr les jeux éducatifs Placote? Si vous ne connaissez pas encore, lâchez tout et courez les découvrir! Pour les autres, je me suis amusée avec le train des phrases ce mois-ci.

*On salue la diversité représentée dans les choix de petits personnages « chauffeur de locomotive » à faire avancer! On aime!

Très résistant et de bonne qualité, ce jeu est conçu pour les enfants de 3 à 5 ans qui ont un développement neuro-typique sinon pour tous âges! Mes clientèles avec déficience intellectuelle ou mes personnes âgées ont également beaucoup apprécié! Ne vous limitez pas aux âges inscrits sur les boîtes, jamais!

Dans l’optique de la stimulation du langage, le jeu propose d’allonger les phrases avec des compléments de lieu et de temps. L’enfant apprend par l’exemple. À force d’entendre des phrases plus longues, il pourra les construire et les utiliser par lui-même en spontané ensuite. Les situations loufoques introduites comme des anachronismes font bien sourire, petits et grands!



Roulettes de couleurs et cartes images associées

J’ai proposé uniquement les roulettes de lieux (vertes et bleues) aux personnes âgées avec démences, car ce niveau de complexité leur convenait selon mes observations. Des séances d’allongement de phrases pouvaient durer environ une quinzaine de minutes avec eux. Nous alternions ensuite avec quelque chose de plus physique, dynamique pour donner un temps de repos. Il en fut de même avec les tous petits. Assurez-vous de valider leur reconnaissance des saisons et fêtes proposées sur ces deux roulettes avant de commencer.

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Avec les jeunes, ensuite, en augmentant le niveau de difficulté ou en poursuivant les apprentissages, les 4 roulettes pouvaient être laissées à choisir sans problème. J’ai dû (une fois), insister pour changer de roulette car mon coco était devenu un peu trop « expert » d’une roulette et ne voulait plus en changer (!!!).

Hihi, pas fou hein!

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Chaque couleur de roulette (jaune, vert, bleu et mauve) possède 20 cartes-images. Pour les besoins de mes interventions et clientèles, je n’ai pas joué avec les cartes de consignes tel que « recule de trois cases », etc. De même que pour certaines clientèles, je ne me suis pas servie de la planche de jeu du train à conduire sur laquelle les petits personnages avancent.

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Les cartes-images d’action

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Avec les 3 à 5 ans

Parcours avec le chien (bonjour Welcome ici sur la photo) : les petits passaient également dans le tunnel après le chien (!!!) et devaient décoller une carte-image pour ensuite tourner la roulette à la sortie du tunnel pour la création de leur phrase. Les plus habiles choisissaient de mimer les actions avant de nous épater avec leur longue phrase. Pour une gradation réussie, pensez à regrouper les actions faciles ensemble, et ensuite les actions plus complexes. Exemple facile : boire un verre d’eau, puis plus complexe : La maman offre une boîte de chocolats au papa.

Pour les familles, vous n’avez pas de réel tunnel? Soit! Quelques chaises pour passer dessous, un manche à balai pour enjamber, et 3 chaudrons pour faire un « slalom » feront amplement l’affaire!

Courses de vitesse

J’ai collé, à l’aide de velcros, les roulettes sélectionnées (ici vertes et mauves) au mur et les jeunes devaient courir piger une carte-image à un extrémité de la salle (dans l’enclos du cochon d’inde), réussir le « slalom »/parcours à obstacles, et venir tourner la roulette avant que Sissi (le cochon d’inde) n’ait fini son morceau de salade.

C’est comme les renfos avec la bombe, mais version vivante! Beaucoup de petits cris se sont faits entendre!

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*Hahaha, l’image est trompeuse : les roulettes ne sont pas si grandes, c’est ma belle Mimi qui est petite!

Mimi, en bonne joueuse, participe avec son manteau d’intervention où la roue est apposée. Comme elle sait rester calme lorsque demandé, le jeune arrive à tourner la flèche avant son prochain mouvement. Ce qui aurait été, disons, plus sportif avec la belle Hermine qui ne cesse de bouger!! À la maison, pour ajouter du plaisir et du mouvement, piger une carte-image, tourner la roulette et demander à l’enfant d’aller dans la pièce sélectionnée (dehors dans la cour, dans la cuisine) avant de formuler sa belle longue phrase. Les jeunes rigolent aussi beaucoup lorsque les phrases sont impossibles, par exemple : La fille fait du patin dans la cuisine!


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Toujours avec Sissi le cochon d’Inde, on cache dans les petites maisons dans l’enclos les cartes-images, et selon ses envies de grignoter, c’est elle qui décide quelle carte sera dans quel ordre. Puis, quand je vois que le coco commence à devenir un peu fatigué, je tente toujours une petite performance… Les phrases nous font grandir, alors regarde moi pousser pendant que tu allonges tes phrases!

Rares sont les cocos qui ne s’y mettent pas avec moi! Une belle façon de conclure joyeusement une intervention en les maintenant en situation de réussite et motivés!

Puis, à la maison, au moment de la collation, pourquoi ne pas en profiter pour séparer le goûter selon les paquets de cartes-images, la motivation du ventre ne ment jamais! Hihihi!


J’ai également fais des séances de stimulation langage en zoothérapie avec ma tourterelle rieuse Lou. Difficile un peu à voir sur cette photo (elle est sur sa cage de transport, au sol et les enfants la caressent doucement en récompense après chaque phrase). Les cartes-images sont placées autour d’elle, avec des récompenses sur chacune des cartes. Lou nous indique quelle carte choisir. L’émerveillement des petits au contact de ma tourterelle était sans précédent! On apprécie mon expressivité sur cette capture. Je l’ai combinée à un autre jeu qui demandait de nourrir les bébés oisillons de Lou ;)

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Puis, dans la catégorie « OMG j’y crois pas c’est trop génial… », celles et ceux qui me connaissent bien, vous savez mon amour infini pour les bulles de savon en début et fin d’intervention… celles-ci :

Oui!!!!! Vous avez bien lu! Des bulles de savon parfumées aux baies bleues de Jelly Belly! Le système de monte-descend de la baguette à souffler peut être quelque peu difficile à exécuter pour les touts-petits, mais avec une démonstration, fini les doigts qui farfouillent au fond de la bouteille pour la fichue baguette, et que dire de l’odeur! Sans tomber sur le cœur, elle rend les séances de bulles (excellentes pour les praxies et les muscles du visage-bouche) encore plus amusantes!! Les cocos et plus grands ont grandement apprécié!


Je vous avais annoncé un cadeau pour vous… nous y voici enfin !

Au bout du museau en partenariat avec FDMT vous offrent 10% de rabais.png

Pour tous vos achats en ligne (et pas uniquement sur les jeux décrits dans l’article en question), pour toute l’année, en inscrivant en code promo Zoothérapie, vous recevrez 10% de rabais!!!

Danse de la joie!

N’hésitez pas à me communiquer vos besoins, questions et commentaires. Je serai ravie de vous offrir plus d’idées d’adaptation, tant pour les familles que pour les zoothérapeutes. Bonnes explorations!

Zoothérapeutiquement vôtre,

Audrey Desrosiers

Sécuritaire la zoothérapie ?


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C’est la question que se posent plusieurs personnes qui, un jour ou l’autre, entendent parler de la zoothérapie. Et d’autant plus si elles sont directement ou indirectement touchées par cette approche. Car, des risques, il y en a. Mais il y a aussi toute une série de mesures pour les prévenir, ainsi que des règles d’éthique et de déontologie pour encadrer cette pratique.

Lorsque l’on comprend les bénéfices possibles de la zoothérapie, il est tout naturel de se questionner sur les risques qui peuvent être encourus et les moyens pris par l’intervenant en zoothérapie pour les prévenir et les gérer.



En effet, on ne peut négliger les risques de blessures, de morsures, d’allergies, de comportements agressifs, de zoonoses (maladies transmissibles de l’animal à l’humain et vice-versa), d’attachement entre le client et l’animal, etc. On pense beaucoup au client quand on parle de tels risques, mais ceux-ci s’appliquent également à l’intervenant en zoothérapie ainsi qu’à l’animal partenaire.

L’intervenant en zoothérapie doit mettre en place un cadre garantissant une certaine sécurité pour tous dans sa pratique. Ceci comprend, entre autres, la compétence et la formation de l’intervenant et de son animal partenaire, les assurances de responsabilité civile et professionnelle, un protocole en cas d’incident ou d’accident, la sélection des participants, la sécurité des milieux où est pratiquée la zoothérapie, un code d’éthique.



Il est primordial que l’intervenant connaisse très bien son animal partenaire; qu’il reconnaisse ses signaux de stress et d’apaisement; qu’il comprenne ce que l’animal lui transmet comme message; qu’il puisse prédire ses comportements. Ainsi, bien des situations fâcheuses peuvent être évitées. Concrètement, cela signifie que l’intervenant choisit avec soin son animal partenaire en s’assurant qu’il est socialisé, équilibré et mature. L’animal est suivi de près par son vétérinaire et il a reçu tous les vaccins. Il est propre et sa présentation est soignée. Bref, l’intervenant doit s’assurer que son animal partenaire est en bon état de santé physique et psychologique. C’est sa responsabilité d’être prévenant quant aux besoins de son animal et de le préserver des risques. C’est aussi la responsabilité de l’intervenant d’établir clairement, auprès de l’établissement pour lequel il travaille, son protocole de gestion de risques et de l’arrimer avec ce qui se fait dans l’établissement, par exemple la marche à suivre en cas d’incident. Il doit intervenir dans le respect de la philosophie, des valeurs et des règles d’éthique de l’établissement.



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De plus, il doit mettre en œuvre les mesures nécessaires, en éduquant et en informant le personnel et la clientèle du milieu, pour que sa propre approche soit respectée dans sa globalité (règles de sécurité par rapport à l’animal, respect des limites du contrat, etc.). L’important est de se souvenir qu’il faut trouver l’équilibre acceptable pour chacun entre risques et sécurité. Car un risque bien géré est propice à l’ouverture, aux changements et à la croissance pour chacun des acteurs.


Il faut noter que la profession de zoothérapeute, ou plutôt d’intervenant en zoothérapie, n’est pas un titre protégé, elle n’est régie par aucun ordre professionnel ni aucune association. Plusieurs écoles privées offrent une formation en zoothérapie. Une seule formation au Québec est reconnue par le Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, il s’agit de l’attestation d’études collégiales (AEC) Stratégies d’interventions en zoothérapie offerte par le Cégep de La Pocatière .

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La zoothérapie est souvent pratiquée par des professionnels en relation d’aide qui ont ajouté la zoothérapie à leur champ de compétences en suivant une formation, d’où l’importance de s’assurer et de bien vérifier la formation de base de l’intervenant et voir s’il appartient déjà à un ordre professionnel (ex. : ordre professionnel des travailleurs sociaux, psychologues, ergothérapeutes, physiothérapeutes) ou à une association (ex. : éducateurs spécialisés) dans le domaine de la relation d’aide. Dans ce cas, sa pratique est régie préalablement par son ordre professionnel ou son association. Ce qui signifie que sa pratique est balisée par un code d’éthique et de déontologie qui agit dans un cadre légal et qu’il possède des assurances de responsabilité civile et professionnelle.

Ainsi, il est tenu à la confidentialité et au secret professionnel. De plus, certains intervenants en zoothérapie ont mis sur pied leur propre code de déontologie pour leur entreprise. Dans tous les cas, les intervenants en zoothérapie doivent respecter le code de déontologie de l’établissement où ils offrent leurs services. Également, lorsqu’on parle de zoothérapie, on parle bien sûr d’animaux. En tout temps, l’intervenant doit tenir compte des considérations éthiques envers son animal partenaire.

L’intervenant en zoothérapie ne veut pas d’un animal-robot. Il veut un animal qui a de vrais comportements animaliers naturels, ce que l’on appelle l’autodétermination, car c’est cela qui permet d’être vraiment aidant avec une personne en besoin. L’intervenant en zoothérapie vise une collaboration réelle, une inclusion de tous les acteurs dans la relation et pour cela, le rôle et la considération de l’animal ne doivent pas être de second ordre.

Dans les faits, ces considérations éthiques envers l’animal peuvent se manifester de différentes façons, en voici quelques exemples : un suivi vétérinaire régulier, l’animal partenaire ne doit pas présenter de douleurs ni de blessures, il doit prendre des pauses, il doit être respecté dans ses décisions, il doit être protégé de l’abus ou du danger lié à la clientèle, etc. L’animal est un être sensible et intelligent, il doit être considéré comme tel tant par l’intervenant que par les clients. C’est le travail de l’intervenant d’éduquer sa clientèle au respect de l’animal. Bref, l’animal doit aussi y trouver son compte, c’est un partenaire, ne l’oublions pas!



Source: Tous ces textes sont tirés de La zoothérapie, sous tous ses poils, dont les auteurs sont Marie-Ève Bernier, Nathalie Beaudin, Maryse Perreault, Joannie Bouliane-Blais, Caroline Charron-Laporte, 2011 – Tous droits réservés ©

Au coeur de la profession de zoothérapeute

La zoothérapie existe depuis des décennies, mais elle demeure tout de même une approche méconnue. Plusieurs mythes continuent d’être véhiculés sur le sujet. Par exemple, certaines personnes pensent qu’il ne s’agit pas d’une intervention structurée et que la zoothérapie n’a pas fait ses preuves!


Or, contrairement à la croyance populaire, la zoothérapie ne correspond pas à des visites animalières. En effet, la zoothérapie va beaucoup plus loin que le simple fait d’amener un animal dans un foyer pour personnes âgées. En zoothérapie, notamment lorsque l’on parle de thérapie assistée par l’animal (TAA), il existe un cadre d’intervention. L’intervention doit être planifiée et elle nécessite une implantation rigoureuse mise en place avec les professionnels du milieu. Le professionnel formé en zoothérapie suivra un processus d’intervention et devra respecter des étapes précises.


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Tout d’abord, il recueillera des données, par exemple par le biais d’entrevues ou d’observations afin de cerner les forces, les limites et les besoins du client. Suite à cette cueillette de données, il établira un bilan biopsychosocial du client. C’est d’ailleurs grâce à cette analyse qu’il planifiera l’intervention et qu’il ciblera un but et des objectifs d’intervention. Conséquemment, il réalisera, avec la collaboration de l’animal sélectionné, l’intervention auprès du client.


Finalement, il évaluera les résultats de cette intervention. Il est également important de mentionner que chacune des étapes du processus d’intervention est documentée. Bref, l’intervention détient une visée thérapeutique et nécessite un travail laborieux et planifié qui correspond à une intervention structurée.

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Concernant les recherches scientifiques sur la zoothérapie, il est vrai qu’il en existe peu et que celles-ci sont plutôt récentes. Cependant, plusieurs recherches, notamment les recherches cliniques, soulignent les bienfaits des animaux chez les humains. Par exemple, pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, les recherches démontrent des bienfaits sur le plan social et sur le plan cognitif. Ainsi, les chercheurs remarquent que l’animal facilite le langage non verbal auprès de cette clientèle. Par exemple, les chercheurs notent qu’il y a augmentation des regards, des contacts tactiles, de la fréquence et de la durée des sourires, etc.

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De plus, on remarque que les animaux sont associés à une notion d’éveil et de souvenirs chez cette clientèle. Conséquemment, ces souvenirs seront en lien avec la mémoire ancienne et cette mémoire, dite réactive, aura des répercussions positives au plan cognitif. Bref, ce ne sont que quelques exemples des bienfaits des animaux en contexte d’intervention, mais de multiples effets tant au point de vue biologique, psychologique ou social sont remarqués, et ce, pour différentes clientèles.


Et que se passe-t-il lors d’une intervention de zoothérapie?

Tout d’abord, l’intervenant va planifier une intervention qui tient compte des besoins du client. L’animal, lui, sera un partenaire lors de l’intervention. Par exemple, lorsque l’on travaille les habiletés sociales d’un enfant ayant un trouble envahissant du développement (TED), l’animal va venir encourager les apprentissages du jeune. Les interventions en zoothérapie sont souvent simples et concrètes. Ainsi, dans le cas de l’enfant ayant un TED, un objectif pourrait être que l’enfant salue deux personnes lors de sa marche de 15 minutes avec le chien, dans le parc. C’est une activité qui est simple, mais qui prend tout son sens dans l’intervention et qui permet à l’enfant de travailler ses habiletés sociales de façon amusante. Il est également important de mentionner que les interventions s’effectuent sur une fréquence prédéterminée.

En effet, il est essentiel d’avoir un certain suivi de l’intervention afin de faciliter l’atteinte des objectifs thérapeutiques. Bref, les interventions doivent être significatives pour le client, elles doivent faire sens pour lui. Elles sont également toujours en lien avec l’objectif ciblé. Par exemple, pour pratiquer la motricité fine d’un enfant, l’intervenant pourrait demander à l’enfant de nourrir le chien, d’attacher son collier, de lui lancer un os, etc. Même les plus petites stratégies peuvent avoir de grandes répercussions dans le développement de la personne.


Est-ce que l’intervenant documente ses interventions?

Oui, assurément, il est essentiel que les étapes du processus d’intervention soient documentées pour assurer un suivi adéquat de la personne en besoin et lui fournir une aide significative. D’ailleurs, pour que le professionnel puisse établir un plan de service individualisé ainsi qu’un plan d’intervention pour la personne en besoin, il devra tenir compte et analyser des données recueillies auprès de la famille, des aidants naturels, du médecin, du spécialiste, de l’éducateur ou de toute autre personne entourant le client. Mais ça ne s’arrête pas là!

Comme il a été mentionné précédemment, les observations de l’intervenant faites au cours des séances de zoothérapie seront aussi documentées dans un rapport d’intervention. Ce rapport inclura également la planification de l’intervention et relatera les actions réalisées lors des séances de zoothérapie. Les réussites obtenues, les difficultés rencontrées et les résultats des activités proposées seront aussi comptabilisés. Finalement, ces données permettront d’évaluer les résultats d’intervention qui seront inscrits au dossier et de valider le plan d’intervention et la planification des interventions de la personne en besoin.


Existe-t-il uniquement des professionnels formés en zoothérapie?

Non, puisqu’il y a également des individus formés en zoothérapie, mais qui, de par leur profil d’intervenant, ne font pas partie d’un ordre professionnel et ne sont pas identifiés comme professionnel ou paraprofessionnel. Ces intervenants en zoothérapie n’établiront pas le plan d’intervention en soi, mais ils pourraient collaborer avec l’équipe multidisciplinaire de façon à adapter les objectifs d’intervention. L’intervenant en zoothérapie planifiera son intervention en intégrant son partenaire animalier et en tenant compte des besoins du client. Il réalisera les activités assistées par l’animal.


Avec qui collabore le zoothérapeute alors?

Le zoothérapeute peut effectivement travailler au sein d'une équipe multidisciplinaire. Il collabore alors avec les professionnels ou les paraprofessionnels tels que psychologue, ergothérapeute, psychoéducateur, travailleur social, orthopédagogue, éducateur spécialisé, etc. Il travaille avec l'animal sélectionné bien sûr, et tous les intervenants liés à son bien-être. On parle ici entre autres du vétérinaire, du gardien de l’animal, de l’éducateur animalier, etc.

« L’animal, lui, sera un partenaire lors de l’intervention. » « L’animal en zoothérapie est évalué au préalable, puis sélectionné en fonction de l’intervention à réaliser en considérant les besoins spécifiques du client. » Enfin, il consultera d’autres partenaires tels que la famille, les aidants naturels ou les proches signifiants selon l'âge et les besoins du client.


Mais y a-t-il des risques de blessures ou de transmission de maladies?

En premier lieu, rappelons que l’intervenant en zoothérapie formé possède les compétences requises non seulement en relation d’aide, mais également en comportement animal. Il saura aussi gérer l’environnement où l’intervention aura lieu de façon à rendre sa pratique sécuritaire et sécurisante pour son client en présence de son partenaire animal. Cela signifie entre autres que le zoothérapeute saura reconnaître les signes de stress et comprendre l’animal pour ainsi prédire ses comportements et, au besoin, le retirer de l’intervention. Il est aussi très important de mentionner que l’animal en zoothérapie est évalué au préalable, puis sélectionné en fonction de l’intervention à réaliser en considérant les besoins spécifiques du client.

Dans ce contexte, les animaux démontrant des comportements à risque sont éliminés de la pratique de la zoothérapie. L’intervenant en zoothérapie a aussi le devoir de s’assurer que cet animal sélectionné soit suivi de façon régulière par un vétérinaire et que tous les moyens servant à prévenir les zoonoses soient mis en place. Cela inclut la vaccination de l’animal, un bilan annuel, etc. Il faut aussi comprendre que toutes les maladies ne sont pas des zoonoses, c’est-à- dire une maladie transmissible entre espèces différentes. Il est important de faire cette distinction, et aussi de rappeler que d’autres maladies propres à l’humain sont à surveiller puisqu’elles pourraient être transmises du fait que l’animal sera possiblement en contact avec plus d’une personne en besoin le même jour.

Ainsi, le zoothérapeute, dans sa pratique professionnelle, devra également veiller à l’hygiène du client en lui demandant, par exemple, de se laver les mains. Il devra également faire en sorte d’éviter tout contact de l’animal avec une personne ayant par exemple une grippe, une conjonctivite ou une gastroentérite. Par de tels moyens, les risques liés aux blessures et à la transmission de maladies sont véritablement minimes et il n’y a pas lieu que la personne en besoin s’inquiète à ce sujet.


Afin de faire preuve de professionnalisme, quelles sont les compétences à développer pour être un zoothérapeute accompli?

Dans un premier temps, un zoothérapeute doit faire preuve de sensibilité, démontrer de bonnes capacités d’observation tout en étant respectueux, discret et bienveillant. Il doit également avoir la capacité de reconnaître son rôle au sein de la dynamique intervenant-client-animal ainsi que ses habiletés et ses limites. À cela s’ajoutent des compétences particulières.

Celles-ci sont développées à partir d’une connaissance approfondie de la zoothérapie et de ses éléments connexes, à partir d’un savoir-faire éprouvé et d’un savoir-être dénotant une attitude empathique, une bonne capacité d’écoute et de discernement. Les compétences que l’intervenant en zoothérapie doit développer ne se limitent pas qu’à l’intervention. Elles incluent également la promotion de la zoothérapie, la gestion de risque, la capacité de transiger avec divers partenaires, le comportement animalier et bien d’autres encore.



Source: Tous ces textes sont tirés de La zoothérapie, sous tous ses poils, dont les auteurs sont Marie-Ève Bernier, Nathalie Beaudin, Maryse Perreault, Joannie Bouliane-Blais, Caroline Charron-Laporte, 2011 – Tous droits réservés ©

La zoothérapie cette inconnue

Les relations humain-animal font partie de la réalité humaine depuis des millénaires, de la Grèce antique au Moyen Âge, du York Retreat d’Angleterre (1792) aux établissements américains (1919 et 1972), des études de Boris Levinson dans les années 50 à nos jours… comment conçoit-on aujourd’hui cette relation humain-animal dans un cadre de relation d’aide, telle que nous l’apporte la zoothérapie?


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La zoothérapie, née des études de Boris Levinson dans les années 50 et telle que nous la connaissons aujourd’hui, s’inscrit désormais au Québec parmi les sources de relation d’aide accessibles à toute personne en besoin. Elle repose particulièrement sur une triade composée de la présence de la personne ayant un besoin et en recherche d’aide, de l’intervenant en zoothérapie et de l’animal sélectionné à cet effet. De plus, divers savoirs sont requis pour mettre en place une telle triade, soit des connaissances particulières en relation d’aide et en relation animalière, un savoir-être, d’ailleurs essentiel à tout intervenant œuvrant en relation d’aide, et un savoir-faire particulier permettant à l’intervenant d’agir en triade vers les objectifs fixés.



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Dans le contexte offert par la zoothérapie, cette triade devient un espace protégé, sécuritaire et sécurisant. L’humain à travers l’animal présent parlera de soi, se dévoilera, s’affirmera et se livrera dans ses interactions avec l’animal, en fonction de sa perception de l’animal et de son rapport à ce dernier. Il créera des liens et développera une relation avec cet animal. Il prendra contact avec l’autre dans ce qu’il a de similaire. Au même moment, cet animal sélectionné saura refléter par son comportement ou sa réaction spontanée, ces émotions qui habitent l’humain face à lui.



Appuyé par l’intervenant en zoothérapie, dans ce processus dont l’animal fait partie intégrante, l’humain apprendra sur lui-même, amorcera un changement vers l’atteinte d’objectifs précis établis au préalable, pour éventuellement généraliser ses nouveaux acquis à une expérience réelle dans son milieu de vie.



Pour ainsi dire, la présence de l’intervenant est essentielle. Cette personne formée en zoothérapie ajoute la dimension animalière à son intervention. En collaboration avec un professionnel du monde médical, elle saura adapter et réaliser l’intervention en ajoutant la dimension animalière à la thérapie. Elle a un rôle précis en intervention : lire la réaction de l’animal et l’interpréter en fonction de la difficulté de la personne en besoin. Son rôle en est aussi un de soutien visant à aider le client à trouver en lui les moyens ou les solutions pour d’abord gérer relation avec l’animal, ou encore répondre à ce dernier de façon adéquate, en vue d’un éventuel transfert de ses acquis relationnels vers ses relations avec l’humain dans son milieu de vie.

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Là où d’autres formes de relations d’aide n’arrivent pas à combler le besoin ou n’apportent pas de réponses suffisamment intéressantes, la zoothérapie peut aider la personne à nommer une difficulté, à l’apprivoiser et à la surmonter. Aussi, la zoothérapie s’adresse tant aux enfants en difficulté d’apprentissage qu’à l’adolescent ayant un trouble de comportement, à l’enfant ayant un trouble envahissant du développement (TED) ou un trouble d’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), à l’adulte en réhabilitation physique, en santé mentale ou auprès de la personne âgée atteinte de la maladie d’Alzheimer, etc.

Il est important de souligner que, pour appuyer la personne en besoin au sein de la triade, en plus de l’intervenant et de l’animal, les partenaires de son milieu de vie jouent un rôle primordial. Il peut s’agir entre autres de l’équipe clinique composée du médecin, de l’infirmière, du psychologue, de l’ergothérapeute, du physiothérapeute, de l’orthophoniste et d’autres spécialistes de la santé. Se greffe aussi à cette panoplie de partenaires l’éducateur spécialisé, le professeur, le travailleur social, sans oublier le parent et tout aidant naturel, qui d’ailleurs sont les premières personnes concernées, mis à part la personne en difficulté.


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Ainsi, qu’il s’agisse d’une difficulté d’ordre affectif, social, cognitif ou physique, la zoothérapie peut aider. Elle s’exerce à l’occasion dans un cadre récréatif ou dans un cadre éducatif, et très souvent dans un cadre thérapeutique. Elle se compose d’activités assistées par l’animal (AAA) dont les bénéfices ont un impact indéniable sur la qualité de vie des participants ou de thérapies assistées par l’animal (TAA) qui se distinguent du fait qu’elles sont adaptées à la personne en besoin ou à la condition médicale de cette dernière.

Ces thérapies dirigées incluent des objectifs et des stratégies d’intervention visant l’amélioration des fonctions physiques, sociales, psychologiques, émotives et cognitives au sein d’un processus documenté. L’encadré indique toutes les nuances entre les AAA et les TAA. De plus, de par sa nature où l’interaction du client avec l’animal est encadrée, la zoothérapie se distingue de la visite animalière dont le seul but est de divertir.

De même, la zoothérapie se distingue du simple fait d’avoir chez soi une présence animale, puisque dans cette situation, aussi habile que l’animal puisse être à entrer en relation, il n’offre pas le soutien de l’intervenant aidant la personne à agir sur ses difficultés. La zoothérapie offre en fait d’autres avenues à la personne en besoin pour surmonter ses difficultés dans un cadre sécuritaire et sécurisant. Elle valorise le développement des relations humaines et du savoir-être à travers la relation humain-animal, une relation qui se veut saine, équilibrée et respectueuse.

Elle est en plein essor au Québec.

Renseignez-vous!

Il est avantageux de la découvrir et de la connaître.

Source: Tous ces textes sont tirés de La zoothérapie, sous tous ses poils, dont les auteurs sont Marie-Ève Bernier, Nathalie Beaudin, Maryse Perreault, Joannie Bouliane-Blais, Caroline Charron-Laporte, 2011 – Tous droits réservés ©

Podcast : Comment la zoothérapie vient en soutien au langage !

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C’est avec grand plaisir, toujours, que je collabore avec la clinique La boite à Paroles à titre de zoothérapeute clinique et en plus de nous offrir bon nombre de matériel gratuit et ressources toujours aussi précieuses, Stéphanie y tient également un podcast.

J’ai eu la chance de discuter de l’application de la zoothérapie, en soutien au langage, son développement, les clientèles et les retards de langage.

Bonne écoute et merci encore Stéphanie !

Grandes nouvelles : partenariat et lancement web pour les zoothérapeutes !

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ENFIN !!!! TADAM !!!!!

Je ne saurais vous dire à quel point je suis excitée et fière de vous annoncer cette collaboration de FEU !!!

Au bout du Museau, en partenariat avec Amélie G.Dupont Photographe vous offre un kit de démarrage professionnel (ou juste un update de vos photos pro et de vos partenaires) à prix riquiqui !!!

Vous obtenez 3 photos professionnelles pour 45$ 
(et 12$ pour toutes photos désirées supplémentaires).

Elle a généreusement acceptée ce deal incroyable parce qu'elle l'est, incroyable, mais également dans l'optique d'aider au démarrage de leur profession, les zoothérapeutes !

Vous dire comment se partenariat me tenait à coeur...well..c'est fait là !

Je suis fière pis tellllement admirative de son immense talent ! Je vous mets quelques exemples de ses captures...vous serez charmés je vous l'assure ! Certains l'ont déjà fait, mais allez jeter un oeil à ses comptes...c'est divin !

La 1ère journée ouverte pour ces shoots sera le 27 février 2019.

20 places uniquement sont disponibles à Montréal, pour cette première journée, je prendrai les réservations donc au premier arrivé premier servi.

Yeah !!!! Heureuse d'offrir un peu plus pour mes chers zoothérapeutes et futurs zoothérapeutes !! 


*vous trouverez tellement plus de belles inspirations en allant visiter sa page FB !



🎉🎉 rouuuuuulement de tambours.....🎉🎉

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Au bout du Museau est (pas peu) fière d'annoncer qu'elle offre désormais le service de création de site internet pour ses étudiants en démarrage d'entreprise à prix tout doux !!!

Hébergé sur Squarespace, avec une qualité hors du commun, il vous est possible d'être en fonction dès maintenant !!

Comme je n'ai que 24h dans une journée (je sais !!) vous comprendrai que je ne peux accepter toutes les demandes.

Pour 250$ vous aurez votre site web professionnel, il ne vous suffit que d'avoir vos photos et vos textes.

Perdus ? On va régler ça aussi !

Stressez pas !!!

Pour références, vous pouvez voir mon site internet www.auboutdumuseau.com ou encore celui de la ferme www.fermedadado.com

Vous pouvez me contacter en privé si vous avez des questions précises

Pis oui...le Ebook est en correction ahaha (oui ceux qui savent, le deal photographe et site web allaient avec le Ebook mais jsuis impatiente !)

So...enjoy !! (En passant, n'acceptez pas de payer 2000$ pour un site !!) mais référez-vous à un bon graphiste pour votre logo...ne bricolez pas par pitié !!

CRCM aborde les enfants à besoins particuliers et le temps des fêtes !

source CRCM

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Ceux qui me connaissent savent mon admiration professionnelle pour CRCM réadaptation pour enfants et tout le travail et le coeur que Carolyne Mainville et Vanessa Gagnon y mettent depuis de nombreuses années. Elle a publié cet article cette semaine et ciel que je ne saurais vous dire à quel point c’est pertinent !

Voici le début, suivez le lien pour lire l’article en entier.


source CRCM

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Quoi faire et ne pas faire ?

Le temps des Fêtes est le moment idéal pour se réunir entre amis et en famille. Pour les enfants ayant des besoins particuliers, cette période de l’année peut être particulièrement épuisante.

De votre côté, si votre soeur, votre frère ou votre amie a un enfant présentant un diagnostic (trouble dans le spectre de l’autisme, TDAH, trisomie, paralysie cérébrale, etc.), vous vous demandez peut-être quelle est la meilleure façon d’agir avec lui?


Poursuivez juste ici.


La dyslexie expliquée et supportée par la zoothérapie

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Comprendre

 

La dyslexie s’inscrit dans les troubles d’apprentissages et vient avec bon nombre de défis pour la personne qui en souffre: travailler plus fort que les autres pour arriver au même résultats. Aucun système organisationnel ne peut faire pour tous, pas de one size fit all ici. La méthode de travail doit se perfectionner au fil des essaies erreurs. Les personnes dyslexiques développent peu à peu, au fil des ans, leur propre techniques de lecture: tant avant la lecture, que durant et après la lecture. De nombreux défis qui jalonnent une montagne à gravir.

 

Reconnaitre

 

En milieu scolaire il sera facile de détecter les lacunes et les difficultés d’une personne dyslexique:

Au niveau orthographe : omissions, inversions, confusions, ajouts, remplacements de lettres, difficultés d’apprentissage des graphies simples et complexes, difficultés à mémoriser l’orthographe d’usage (l’enfant peut écrire le même mot de plusieurs façons différentes en respectant la forme sonore du mot (mézon, meison)), difficultés de copie, difficultés dans l’acquisition des homophones lexicaux (ver, vers, verre, vert…), re déchiffrage ce qu’il vient d’écrire, lenteur d’exécution orthographique.

Au niveau de la rétention des informations : difficultés pour retenir de nouvelles formes sonores à l’oral dans les leçons histoire, mathématiques, grammaire, difficultés pour apprendre la poésie et le « par cœur ».

Au niveau des capacités métaphonologiques : difficultés à manipuler le phonème: rime phonémique (le sons dans le mot), suppression du 1er son, segmentation du mot en sons.

Au niveau comportement : difficultés d’attention et de concentration, phobie scolaire, agitation, anxiété, état dépressif.

 

 

Les résultats d’une étude très récente sur la dyslexique viennent d’être publiés dans la revue britanniqueProceedings of the Royal Society, par le physicien Albert Le Floch. Il y aurait, mondialement, 700 millions de personnes touchées. La dyslexie est un problème au niveau de la lecture.



 

Explication anatomique

 

Les physiciens expliquent que les personnes atteintes de dyslexie n’ont aucune dominance oculaire, comparativement aux personnes non dyslexiques. La dominance oculaire est le fait d’avoir un oeil plus fort d’un coté que l’autre ce qui a un lien direct avec le traitement des informations par le cerveau.

 

 

Fonctionnement de la dominance oculaire

 

Les deux captent l’information et l’envoient au cerveau qui va traiter cette information. Les deux yeux ne transportent pas la même information (l’image vue n’est pas la même, d’un coté, par exemple, la lettre b, et de l’autre coté, de l’autre oeil, son image miroir).

Le cerveau traite alors les informations provenant de chaque oeil.  Laquelle des deux images dominera, celle de droite ou celle de gauche ? Tout dépend alors de la dominance oculaire.

 

Les physiciens on développé la nouvelle méthode pour évaluer la dominance oculaire, nommée after image, c’est le fantôme d’une image qui s’imprime et domine.

Pour faire vous même le test voici comment procéder: fixez la télévision ou votre écran d’ordinateur (ou cellulaire); fermez ensuite les yeux. Avec vos mains, couvrez vos yeux et un par un, ouvrez-les.  Dans lequel de vos yeux l’image s’est imprégnée le plus longtemps et clairement ?  Ce dernier est votre oeil dominant, vous possédez donc une dominance oculaire.

Les tests effectués sur les étudiants dyslexiques, sont sans équivoque: aucune personne dyslexique ne présente de dominance oculaire, sans exception.

 


La cause

 

Que signifie l’absence de dominance oculaire ? Au fond,  se trouve le centroïde de Maxwell.  Pour le groupe test, le centroïde de Maxwell a la même forme pour les personnes dyslexiques, alors que pour les non dyslexiques, la forme du Maxwell n’est pas égale dans les deux yeux, ce qui explique la dominance d’un oeil: chaque message arrive donc avec la même importance. Doit-il se fier à l’image vue ou son miroir ? Un cerveau régulier comprend que l’image miroir est moins importante.

 

 


Si vous avez deux yeux qui amènent la même valeur d’image, c’est le cerveau qui est embêté : 

il passe son temps à sauter d’une image à l’autre.


 Albert Le Floch, physicien

 

Les physiciens proposent une première solution: ils ont calculé que le temps de traitement de l’information par le cerveau, l’image analysée dans l’hémisphère gauche et sa transmission par le corps calleux à l’hémisphères droit prend 10 millisecondes. Ils veulent donc profiter de ces millisecondes pour réduire l’importance de l’image miroir et ainsi aider le cerveau à ne traiter que la vraie image.

Ils y sont parvenu avec une lumière pulsée, aboutissant à des résultats hallucinants ! L’inscription et traitement de l’info et la confusion du message n’existent plus !

 

 


Si l'on module la lampe et que l’on utilise ces millisecondes 
pour atténuer la force de l’image miroir, le cerveau est capable de l’éliminer. 
La lecture devient normale.

Albert Le Floch, physicien

 

Cette lumière pulsée a fonctionné avec tous les sujets. Il est important de se rappeler que la dyslexie n’est pas un forme moins bonne d’intelligence, certains de prix Nobels sont d’ailleurs dyslexiques tout comme bon nombre de grands artistes depuis la nuit des temps !

*propos recueillis à partir d’une entrevue réalisée pour Les années lumières, sur la chaine de Radio-Canada, nov. 2017
Albert Le Floch et Guy Ropars

 

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À savoir pour les interventions

 

Il est important de faire avoir au patient atteint de dyslexie que  ses troubles, ses défis et difficultés sont connus; que le professionnel est là pour les surmonter avec lui mais aussi de soutenir pour le travail touchant l’écrit, et analyser avec lui les aides à lui apporter, ains que valider les outils correspondant à ses choix et goûts.

  • Faire de fréquentes références à l’utilité de la lecture (à l’école, mais surtout en dehors de l’école, utilité fonctionnelle, utilité sociale)

  • Adapter la masse du travail à ses possibilités et son rythme

  • Être patient

  • Réhabiliter la notion d’effort

  • Reconnaître tous ses progrès même limités, les valoriser

  • Valoriser l’expression orale

  • Action de sensibilisation / éducation à la différence et à l’accueil dans la classe, dans l’établissement

  • Confier des travaux ou missions de réussites 

  • Éviter les comparaisons avec les travaux des autres

  • Faire un cahier ou un tableau (style mood board ou vision board) de réussite pour le motiver et le valoriser

 



 

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Zoothérapie

 

Il semble plus évident maintenant, ayant une meilleure connaissance de la dyslexie, que la zoothérapie réussit particulièrement bien auprès de ces jeunes:

La motivation du professionnel, le non jugement des animaux, les propositions d’interventions variées et les micros objectifs positifs ne sont que quelques-unes de ces raisons.

Plutôt qu’être assis à la table avec tout le poids affectif et les appréhensions que cela entraine, de rouler au sol, d’épeler à 2 pattes, de lire sur l’animal en mouvement, de tracer les lettres dans la crème à barbe…d’écrire sur les animaux, de faire écrire même les animaux…les associations avec une même tâche à effectuer sont tout à fait différentes. Ils en redemandent !

Pour avoir évolué avec d’enfants depuis presque 10 ans, j’ai pu constater que les résultats sont sans équivoque en zoothérapie. Sur la prise en charge du patient, sur le long terme, avec une belle collaboration des intervenants autour du patient on obtient des résultats époustouflants !

Zoothérapeutiquement vôtre !